Par-delà le besoin, par-delà le désir, La belle amitié, le sentiment d'évidence, Tous les signes qu'on appellera providence, Si l'on veut voir en eux appels de l'avenir, Tout en moi je sens, impossible à définir, Un tel je-ne-sais-quoi intense en sa présence,...
Si la vie variée va du rire à l'avarice Du vice avarié aux fièvres des novices De la vérité voilée aux viols vils et veules Et des Èves vindicatives qui en veulent Aux vierges timides et aux velus virils C'est que vraiment le vrai ment si on ne le vé-...
Vive la maladie ! C'est grâce à elle que nous apprécions l'état de santé. Sans elle, il n'y aurait pas de convalescence, ce retour progressif à la normalité (si l'on admet que la santé bonne, et toujours relative, soit la normalité). Je me méfie de l'hygiénisme...
On peut toujours désirer, souhaiter, rêver... Cependant si la pensée est sentimentale, Rêves, souhaits, désirs, oh ! vérité fatale ! Se heurtent à l'acquiesçante nécessité. Les circonstances passées, la société, Et d''autres mauvaises raisons peut-être,...
Bien « chez soi », ça c’est sûr, mais ce choix ne s'assoit Que sur des sciences sues, issues d'influenceuses Qui laissent savamment leurs aides précieuses Sur les résossossots, où sue l'entre-soi. Concession cependant (faute qu'on s'avoue doit Être, n'est-ce...
« T't'manière c'est foutu Cocto dise, cocto fasse, Ch'sé bin, sé dégueulasse, Mais te l'auras dins l'cul. » « Comment, vil malotru, Fallait-il cette audace, Qu 'en ces mots tu osasses ? Que ton langage est cru ! » Ici mes chers lecteurs, Je deviens narrateur,...
Quelques bas que je plains : Leur monde n'est pas mien ; Aucune intelligence, Même dans leur nuisance. Passons vite sur eux, Et merde à ces affreux. J’éprouve aussi la haine Des laides éoliennes : L'amour de la nature Ne peut s'allier, c'est sûr, Avec...
Si un jour un quidam ainsi vous interpelle, Prêtez-lui une oreille attentive et patiente, Même si sa narration en rien ne vous tente… La voici donc telle que je me la rappelle : « Pour moi, me dit notre hère à la triste mine, Je vois tout en noir, tout...
Viens dans mon île d'Avallon Ce n'est qu'un petit pavillon Écarté du monde Le soleil l'inonde Nous y connaîtrons la liesse Verrons des fleurs la joliesse Mes mains dans tes mains Du soir au matin Ce sera notre parenthèse Notre suspension rien n'y pèse...
Elle est venue je l'ai vue je suis vaincu Le néant pas loin Sagittaire atteint Dépité malheureux des rêves déçus Si je me coupe les ailes fin d'élan Mon âme en tristesse Encore une âme est-ce Si c'est par ses blessures que je la sens Quelques instants...
Le plus horrible de tous les temps Ce n'est ni la pluie ni l'ouragan Ni venant de l'est le vent piquant Ce n'est pas non plus le temps d'attente Quand on espère attend ce qui tente Ressort tendu avant la détente Cruel est aussi le temps qu'on perd À vouloir...
Les gens inavertis me prennent pour un fou Quand j'essaie d'expliquer le vrai fonctionnement De l'état, de ses lois, de son gouvernement : Je suis trop exalté, mais eux sont vraiment mous ! Ils sont anesthésiés, ils ont perdu le goût De la vérité vraie...
Au lendemain du report de l'intervention télévisée (encore une!) du très bavard président, capable de faire un bilan du vide, pour cause d'incendie (gilets jaunes? anticathos? selfiste en proie à l'ennui? pompier pyromane? fumeur impénitent? apocalypse?...),...
Ce qu'il va m'arriver ? Le chemin est tracé : Quelques jours, quelques mois ? Voici le cimetière, Loi de biologie. Le corps est à la terre. À ceux que j'aimais tant, que vais-je donc laisser ? Je pourrais uniment mes dernières années Oublier mes combats...
Quand au jardin je m'ennuie Quand des mains tombe le livre Quand vient la question du vivre À ma conscience alanguie Quand les mouches ennemies À leur vols bruyants se livrent Quand je ne sais plus quel vœu suivre Pour éloigner l'apathie Alors je tourne...
Il émane de toi comme une aura Qui me manque à moi quand tu n'es pas là Ton regard franc dit que ton âme est pure Tu me plais ainsi tellement nature Parfois sur ton front une ride inquiète Dit le nuage qui te passe en tête Je voudrais l'effacer posant...
Sonnet inspiré par ton coccyx C'est là que le cul bute en cas de culbuteTu viens terminer dans ta dure fermetéCette colonne aux fragments bien articulésOn ne perçoit ta présence que si l'on chute L'os dur se venge son ignorance réfuteFait pousser des...
Les affreuses éoliennes, le féminiminisme hystérique et l'écriture inclusive marquent la fin de la possibilité de la poésie, autre que dénonçante. Plus de promenades bucoliques, plus d'admiration de la femme, plus de fluidité dans l'expression pour dire...
Est-ce que le dire j'ose : Toujours pas reçu de dose, Et je vis toujours sans passe, C'est possible qu'on s'en passe, J'en suis la preuve vivante, Ce n'est pas que je m'en vante, Mais mon cas est exemplaire Dans cette terreur sanitaire Savamment entretenue...
Je sens sa présence Sa douce douceur De nos vies l'essence Non loin du bonheur Je la sens si proche Unis en pensée Nos cœurs qui s'accrochent Harmonie sensée Nos être sensibles Comme ils se comprennent C'est de l'indicible Nos âmes nous mènent Même amour...
Salauds et collabos Nous sommes gouvernés par des Salauds Sataniques, c'est le couple hideux des macrons, et la clique de politiciens véreux qui ne sont que des machines à répéter ce que les cabinets de conseil leur dictent, et qui trouvent leur intérêt...
Tant de temps passé, tant de temps gâché. Quelques instants divins que l'on passe sa vie À pleurer. C'était bien, pas loin de l'infini. Nous étions deux amants. Mais elle m'a lâché. Je ne la savais pas alors aussi fâchée : Elle n'appréciait pas certains...
On croit parfois que le fond est atteint - Je ne parle ici de la pâte à tarte -, Mais du Kapo de certains jeux de cartes, Hélas au comportement de catin. Alors comment retrouver son latin, La sage philosophie d'un Descartes ? Comment faire, Lucifer, il...
A l’approche de la baie, je fus accosté. Elle était si belle, si proche, tentatrice, Et me comprit, m’invita, me promit complice Une issue radieuse à ma morosité. J’ignorais le sort qui me serait réservé. Heureux, confiant, naïf, moi nouvel Ulysse, Ne...
Que serais-tu Sans ton santon, ô crèche Sentons tes odeurs de sainteté Que serais-tu sans tonton, sans tintin, sans tes moutons ad hoc sans tes chansons pour l'ouïe. Comme Lui qui luit je suis sur la paille où qu'on ma mis mais mes amis m'aiment. Savait-on...