Par Hixache
Oh Marion m'a tuer. Coupable d'âmicide,
Insulte le destin, de notre amour l'égide.
Ma belle aimée qui m'aima m'abandonne.
Je lui donnais tout… Que faire aujourd'hui
De ce cri d'amour qui en moi résonne,
Quand je sais qu'avec elle c'est fini?
Jusqu'à la fin de mes jours déplorer
L'erreur fatale qu 'elle m' a commise,
Constater mes pleurs, ma peine creuser,
Pleurer l'absence de la vie promise?
En moi gît un réservoir d'énergie,
Dons inutiles inutilisés…
C'était elle, c'était moi, notre vie,
S'est dérobée la belle dérobée.
En Ève en habits elle était la muse
Mienne : de sublimes chants m'inspirait,
Un évident amour jamais ne s'use.
Manquaient des actes que faire il fallait.
Elle fit des pas et des faux départs ;
Lourdes et pesantes étaient ses entraves.
Me donna des mois et des mois l'espoir,
Puis préféra rester en femme esclave.
Pensa que la proie valait mieux que l'ombre,
Pourtant l'avenir était lumineux,
Le sentiment pur ignore le nombre,
On ne compte quand on est amoureux.
L'attendre encore ? L'espérer encore ?
Ces jours perdus si elle ne vient pas,
Le temps passe qui jours et nuits dévore…
Dois-je tourner ailleurs mes mots, mes pas ?
Mon cœur pourra-t-il s'ouvrir à la muse
D'un présent revivifié, coloré
Par un corps caressable, pour que fuse
Le verbe orphique du célébrant aimé?
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