Par Hixache
Tout cela me paraît bien artificiel,
Ils veulent remuer la mer, la terre, le ciel,
Au nom de leur prurit qui partout les démange :
Trop d'hommes, trop de blancs, vraiment ça les dérange,
Déboulonnages vains, la nouvelle terreur
S'attaque au nom des rues... Et pourquoi pas des fleurs,
Ou bien des animaux, également des arbres,
Des matériaux : le cimetière ? Rue du marbre !
Et si jamais tel quidam, dépressif et morose,
Refusait sottement d'habiter rue des roses,
Pourrait-il décréter que sa seule maison
Se situe désormais rue du triste mouron ?
Il faut des noms de noirs là où les noirs habitent,
Et d'héroïnes là où des femmes ont gîte.
Alors triomphera la vie de l'entre-soi :
Comment être choqué si le caprice est roi ?
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