Le premier ministre Édouard Philippe Veut qu'on mette sur sa bouche un slip Son chef président nommé Macron Veut que nous portions tous un bâillon Et le ministre de la santé Veut nous imposer d'être masqués Mais moi je veux sourire aux passants N'en déplaise...
Qui se souvient des décalcomanies De Thierry la Fronde et de Rintintin De Kilogolo Perlin et Pinpin Du Petit Papa Noël de Rossi Qui se souvient de Renault Gordini D'Anquetil de Poupou et de Pinpin De la signature des bulletins Et du pipi avant d'aller...
Défilé militaire au quatorze juillet. Un avion dans le ciel. Un avion de l'armée. Le président salue sur les Champs-Élysées. Personne dans la rue. Qu'importe à Foutriquet ? Arborant fièrement son rictus satisfait, L'imposteur arrogant, l'amiénois perturbé,...
Chasser de mes pensées les douces amoureuses Mon présent inoccupé tourne mon esprit Vers un passé souriant aux heures heureuses Vers un avenir avec ma parfaite amie Mais hier et demain ne sont que des images Le passé fut et ses promesses non tenues L'avenir...
Hugo, avant d'écrire « Le mendiant » (sonnet 1) Je vois le poète Hugo, l'âtre, L'averse battant ses fenêtres, Je le vois faisant son vers naître, Menant ses rimes, tel un pâtre. Un vers se clôt sur « albâtre », Il attend de voir apparaître Les mêmes terminales...
Tu passes à côté de ta vie Si tu sacrifies Aux modes Commodes Les valeurs profondes De l'âme qu'inonde A la cacher à la noyer Tout ce frelaté Peut-elle encore émettre son cri Prisonnière de faux soucis L'entendrais-tu Dire la vertu Des promesses et des...
Elle est loin pas loin je la sens Si j'ignore ce qu'elle attend Pour manifester sa présence Je connais cependant la chance D'être par elle visité Quand il lui plaît d'être écoutée Parfois drôle parfois grave elle a Des bizarreries de diva Soit lourde...
À couleur pastel À quelle heure passe-t-elle? Le vert est tendre L'hiver attendre Le sombre délicieux Du reflet de ses yeux Le rose est charmant De son corps manquant Jaune pâle est le soleil Mais où est ma merveille Doux les toits et les blés Cœur vide...
… moins pour son écriture que pour ses pensées, sa vision pleine d'acuité des évolutions politiques et des relations entre les hommes. Ainsi dans Gobseck : « Rien n'est insupportable comme un homme heureux. », dans le même roman, une évocation de nos...
La poésie d'Anna Me va Comment se fait-il que m'aillent Les vers de la Noailles Je ressens ce qu'elle ressentit Et qu'elle dit avec génie L'extrême sensibilité À la femme n'est réservée Ni la perception qualitative Des sensations furtives Non plus que...
Lecture très agréable, ouvrage autobiographique sans organisation apparente, composition lâche, liberté de l'écrivain qui laisse aller sa plume dans diverses directions. Succession de fragments centrés sur tel ou tel souvenir, ou groupe de souvenirs,...
Qu'adviennent tous les falbalas du Walhalla Que revienne l'innocence sans indécence Que vienne l'amie l'amante dans la romance Que j'étreigne le rêve éthéré que voilà Je darde mes deux yeux l'univers se voila Je devins l'aveugle à la vive voyance Je vis...
Dans les grands champs par l'agriculteur répandus, Et par voie de conséquence en nos assiettes, Dans nos paysages quand de grandes machines bêtes Brassent l'air de leurs pâles pales étendues. Partout la publicité envahit les rues, Sur les écrans, ces...
Par Hixache le 24 Décembre 2017 à 10:54 J'appelle de mes vœux la dictature verte Dans la chute d'un monde qui court à sa perte, Celle actuelle dans laquelle nous vivons, Qui a nom société de consommation Fait de chacun de nous des esclaves complices,...
Par Hixache le 3 Mars 2018 à 08:43 Il dit Révolution, il fait conservation. Sa révolution fait un tour complet. Si l'on veut être de l'élan positif, il ne faut garder le présent mauvais, encore moins en accentuer les travers. Il ne jure que par l'entreprise,...
L'ennemi de Jésus, c'est Sisyphe. Le fils de Joseph croisa un jour L'homme au rocher, qu'il roulait toujours, Si j'en crois l'évangile apocryphe. L'échange verbal entre eux fut vif ; « À mon appel ne reste pas sourd, Homme affligé dont le cœur est lourd,...
Comment va ma valenciennoise Comment va l'ancienne oiselle Comment va-t-elle damoiselle Me valant si haineuses noises Elle qui ne commit de crime Que de laisser aller son cœur Et d'écouter pour mon malheur Les losengiers les nullissimes Jamais je ne la...
Par Hixache le 22 Février 2018 à 11:22 Ce que j’aime dans un regard, c’est qu’il laisse transparaître de la pensée, de l’émotion, un profondeur d’être, une ironie, une empathie, un reflet de l’âme, une méditation, une hésitation, un sourire des yeux,...
Son portrait me transporte Ses yeux noirs et sa frange Elle semble femme-ange Toquerai-je à sa porte Se peut-il donc qu 'elle soit morte Comment expliquer cet étrange Impression vague Que ressens-je Qui m'exalte et qui me téléporte Je voudrais percer...
Quand j'ai dit à mon libraire que j'avais beaucoup aimé le journal de Sylvain (!) Tesson Dans les forêts de Sibérie, parce que c'est frais et vrai, il m'a répondu : « Ah, mais lis Poulain ! C'est blanc poney et poney blanc. Tu trouveras ça beau, ni trop...
Par Hixache le 30 Mars 2018 à 09:47 Informer, c'est donner une forme. Sont considérés comme informateurs des individus passés par les mêmes … formations. De même que l'ENA est devenue une machine à faire pérenniser par des élites supposées des schémas...
Le silence comme figure imposée Les patins au rancart Finis les rancards Évanouie la rosée Nous étions champions Pourtant des figures libres Comme nous nous aimions Sans les aunes et les calibres Il lui fallait changer de coach Le nouveau programme prévu...
Par Hixache le 28 Décembre 2017 à 08:56 Parmi les hommes, certains s'autorisent, par égoïsme, par vanité, ou parce qu'ils ont un mauvais fond, à opprimer, à piller, à violenter, à dominer, à exploiter. Leur supériorité auto-accordée, vue de leur esprit...
Les mois sont chauds Les moissons aussi Les épis démis du sol Les champs sont sonores Du rond rond ronronnant De la machine cyclée Amassant les grains Des jaunies tiges Au vert mis fus-je content Au printemps Succède succès d'année béni Le doré des parcelles...
Ayant une heure à tuer, je m'astreins À la rédaction de décasyllabes, Fouillant en mon cerveau soumis, mon lab Oratoire, un déraillement contraint. Quatorze vers suffiront, sans entrain, Pour un sonnet, nul besoin n'est de rab : Il est plus arbuste que...