Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Retour impossible

Il fallait saisir la chance quand elle était

Double triple décuple chance Il t'attendait

Tout vous unissait dans un même élan d 'Amour

Les signes étaient clairs ils diffusaient toujours

Le même message certain de l'évidence

Ton cœur et le sien malgré la dure distance

Connaissaient le même douloureux manque cruel

Tous deux dans l'impatience du prochain appel

Vous aviez l'Amour bavard ému et hardi

Vous écourtiez la part de sommeil de la nuit

Sur vos claviers vos doigts sûrs allaient et venaient

L'œil fasciné sur l'écran, l'oreille aux aguets

Vous éprouviez tous deux pour la première fois

L'Amour le désir le manque et le désarroi

Si l'autre trop longtemps était silencieux

Mais quel bonheur simple intense et délicieux

Quand cessait le silence et reprenait la danse

Des mots des je t'aime et des douces confidences

L'idylle idéale développait ses voiles

Vos cœurs à l'unisson s'approchaient des étoiles

Ils n'avaient jamais battu de cette façon

Comme si montait du fond de l'âme un frisson

Vous vous décriviez l'identique volupté

Que l'un et l'autre ressentaient de son côté

Tu dessinais avec lui des projets communs

De l'avenir provenaient saveurs et parfums

Nous nous marierions un quinze août lui disais-tu

Il fallait juste de la patience Il en eut

Les ennemis de votre Amour firent douter

Ton sentiment vrai ta certitude d'aimer

Tu essayas dix fois de mettre un point final

À ce nœud fou sublime magique et fatal

Le plongeant chaque fois dans un tel désespoir

Qu'il en était pantelant pleurant et hagard

Tu décidas un jour de n'y plus revenir

Tu parvins douloureusement à t'y tenir

Pour te sentir moins coupable tu l'accablas

De reproches que l'amant ne méritait pas

Il est certains êtres qui pour tenir debout

Pour éviter les regrets pour qu'ils ne s'avouent

La dure erreur commise et le mal accompli

En torturant les ressources de leur esprit

Attribuent injustement à l'autre leurs fautes

Qui donc dans l'harmonie commit les fausses notes

Au fond de toi il est une petite voix

Que tu étouffes pour éviter les pourquoi

Elle te souffle au creux de l'âme élan discret

Il fallait saisir la chance quand elle était

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article