Par Hixache
Quand ma banquière me parle de mon « reste à vivre » ,
Elle n'envisage que le solde après l'emprunt
Mensuellement remboursé. Ce sens commun
Heurte le mien qui l'est moins, dont je me délivre :
J'entends cette expression non sans frissonnement,
Là où elle pense monnaie, je pense années,
Et comme je ne connais pas ma destinée,
J'ignore l'échéance du dernier moment.
Il s'approche, c'est fatal et biologique :
Chaque individu rencontre l'issue tragique,
Je crains qu'à la règle je ne fasse exception !
En attendant, je n'y pense pas. Reste à vivre !
Reste à sourire, accueillir le bonheur, être ivre
D'amour, de beauté, de sensations, de passions.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog