Par Hixache
Pour éviter d'être trop parfait (« trop » ne convient pas, il n'y a pas de degré dans la perfection, domaine de l'absolu, donc rien de relatif !), je reprends, pour éviter d'être parfait (mais est-on jamais parfait ? Il n'est ni brevet, ni diplôme, ni concours de perfection ! Et qui les décernerait ? Comment des imparfaits pourraient juger de perfection? C'est hors de leur champ de compétence. Seul un parfait peut se juger comme tel). Je reprends : pour éviter d'être parfait, car un parfait n'en est pas moins homme, parmi les hommes, un animal social donc. Or, aux yeux des hommes, la perfection est un défaut, une offense faite à leur médiocrité, c'est pourquoi il faut éviter d'être parfait, de l'être ostensiblement. Il s'agit alors de manifester ici ou là un défaut sciemment calculé, de faire montre occasionnellement de faiblesse, de commettre un impair, une bourde, un lapsus, afin qu'ils puissent être rassurés sur l'appartenance à l'humanité du parfait. Agir ainsi, c'est donc être plus que parfait, passant du parfait à l'imparfait, grâce à cette faculté d'adaptation, qu'il faut savoir conjuguer avec les circonstances, ce don étant un véritable présent du ciel !
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog