Par Hixache
« Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là »...
J'emprunte ce vers, superbe, orgueilleux, à
Ce poète-né, cet amoureux des luttes,
Qui ne se contentait de chanter sur son luth
Sa muse qui fuyait, sa dernière rencontre,
Mais qui savait tonner, dire qu'il était contre
L'injustice brute et la bêtise criante.
La parole puissante, dans un vers qui chante
Donne la majesté poétique et lyrique,
Ou le rire narquois, quand il est satirique.
Il croyait au progrès, chaque homme a sa faiblesse,
À la démocratie, la trompeuse déesse...
Je l'inviterais bien – mais ici j'imagine -
À venir constater de tous côtés les ruines,
Le vingtième siècle et toutes ses catastrophes ;
Celui-ci, ô malheur, cousu de même étoffe,
Continue vers le pire sa course mortelle :
La planète se meurt. Quel étrange zèle
Ont mes contemporains, moins temporains que cons,
Quand ils participent à cette destruction.
Je ne prête la main à de telles conduites ;
Et, de même, sur une échelle plus réduite,
Je lutterai toujours contre les petits chefs,
Prenant leurs « responsabilités » pour des fiefs,
Qui pensent régner par la peur et la menace,
Mais face à moi, tout cela est inefficace :
Je connais l’identité de qui tombera...
Et, dussé-je être seul, je serai celui-là...
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