Par Hixache
Quelques pages du Journal de Renard tous les soirs, moment de délectation, comme un médicament, comme une tisane apaisante, grâce à la manière de narrer le quotidien, de rapporter des dialogues, de proposer des réflexions sur lui-même, sur des personnes de son entourage, sur la vie, ... Et, dans ce flot inégal mais toujours plaisant, il arrive que je lise des lignes que je pourrais signer, qui prouvent que des expériences se rejoignent, à quelques décennies de distance. Ainsi, hier soir, année 1902, à la date du 4 septembre, j'ai pensé tout de suite à quelqu'un que je suis obligé de croiser, même si je cherche à l'éviter pour des raisons sur lesquelles je reviendrai un jour, qui alimente mon inspiration quant aux médiocres et aux parvenus, que certains de mes lecteurs ont déjà reconnu, et qui trouveront confirmation dans la citation que je fais attendre, pour vous permettre de la goûter mieux, et de vérifier, si dans leur existence, ils connaissent un malfaisant de la même espèce, il est possible que ce soit celui auquel je pense d'ailleurs... Voici :
« Il n'a jamais réussi en rien . Ça ne l'empêche pas d'avoir un petit air conquérant, qui intimide. »
Enfin, moi, il ne m'intimide pas! Il gêne ma morale et ma vue.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog