Par Hixache
Tout s'éteindra bientôt. Je la sens approcher,
L'inéluctable issue. Tout le monde trépasse,
Règle sans exception. Il n'est rien que je fasse
Qui m'en dispensera. Nul ne peut l'éviter.
Mon amour de la vie n'y saura remédier :
J'aurai beau supplier, je n'aurai nulle grâce
De la biologie : ce qui vit meurt, hélas !
Combien de temps encor ? Les jours me sont comptés.
Mon corps se détériore, et m'envoie quelques signes.
Je ne l'écoute pas, j'essaie de rester digne.
Mais l'angoisse est bien là. Je pleure et désespère.
Je pense à mon passé. Nul réconfort n'en vient.
La vie me semble absurde, et cependant j'y tiens.
Pourquoi donc le néant au bout de la carrière ?
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