Par Hixache
Désespérance
Vidé de tout espoir, je continue ma route.
Quand la mort m'atteindra, malgré ma sotte angoisse,
Je serai sans regrets de ce monde qui poisse,
De ces médiocres gens ; tout cela me dégoûte.
Universel naufrage, et bien que je redoute
Le néant absolu, la loi du temps qui passe,
Cette vie qu'on me fait suprêmement m'agace.
Plus rien ne me passionne et plus rien ne m'envoûte.
Rares consolations : quelques amis me restent,
Mais pour combien de sots que je fuis comme peste ;
Ma Muse m'a quitté, d'où mon écroulement...
Comment se relever de la terrible chute ?
Seule atténuation précédant la culbute :
De la Nature naît mon émerveillement.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog