Par Hixache
Le cri du cormoran dans le décor mourant
Ne saurait se décrire, il remue les entrailles,
Il retentit toujours, dans la plaie il fouraille,
Comme un proche reproche, énorme et déchirant
Comme un horrible adieu, comme un choc délirant,
Qui toujours te poursuit, te traque où que tu ailles,
Tu t'interroges alors : pourquoi ces représailles ?
Qu'ai-je donc fait de mal pour être ainsi courant ?
Aucune échappatoire, aucun refuge sûr,
Tu bouches tes oreilles, et toujours la blessure
S'ouvre plus largement, le cauchemar ne cesse.
Tu espères un réveil, il n'arrivera pas :
Ce cri, c'est celui de ta conscience, il est en toi,
Appel au repentir de ta lâche faiblesse.
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