• Trop-de volontar-isme(s)

    Les textes de Sarraute y (Tropismes) sont courts et ressemblent plus à un exercice appliqué qu'à de la littérature. Autre sorte d'écriture automatique, et qui manque de chair. Au nom du refus d'écrire comme Balzac, l'autrice (pour faire plaisir à certaines, mais chaque fois que j'écris ou dis ce mot, je pense au président zézayant, qui parlerait d'un certain pays germanique), l'autrice, puisque autrice il y a (ja !), je vous fais cadeau de cette « autrice » : un lot comme « autrice », ça fait avancer... l'autrice donc en (« en » se référant à Balzac) prend le contre pied, un peu trop systématiquement : quand, au foute, on fait une feinte (un contre-pied par exemple), la première fois ça surprend, mais ensuite on s'y attend... renouveler l'expression littéraire, soit, mais à condition de donner au style nouveau de l'intérêt, de la force, la finesse, elle, s'y trouve incontestablement. Excessivement. Dire l'insignifiance, la banalité, n'est pas aisé (voir plus haut quant à zézaie). En voulant lutter contre la fausseté du réalisme, on risque de créer une fausseté d'autre sorte. Rien ne marque. Rien ne reste après la lecture. Ça glisse, ça s'est échappé.

    Il aurait bien voulu, professionnellement surtout, crier au génie, partager son enthousiasme... mais encore faudrait-il...oh ! ça viendra bien. Il recommencera, il fera des efforts, décèlera la « poésie du texte », les « structures cachées », trouvera les clés qui lui manquent aujourd'hui pour ouvrir des portes. S'il y a des portes. C'est qu'il y a quelque chose derrière les portes. Surtout ne pas rester comme ce triste malheureux toute sa vie à côté de « la porte de la Loi ». Il repense à cette tournure familière : « j'ai vu de la lumière, alors je suis entré », mais encore faut-il qu'il y en ait, de la lumière, et en eût-il, il s'agit d'entrer, d'ouvrir cette porte, bien lourde, bien haute, blindée ? Serrure trois points. Il essaierait d'écrire « à-la-manière-de-... », peut-être cela l'aiderait-il. Après tout, il avait connu cette expérience : la contrainte créatrice.