• Sonnet à propos de ma lecture de Sodome et Gomorrhe (Proust)

    Lire Proust est une expérience de patience :

    Cent pages pour décrire une soirée mondaine,

    Ces conversations, ces calembredaines

    De personnages qui s'ennuient dans l'existence.

     

    De temps en temps, je vais poser sur la crédence

    Ce gros volume à la recherche d'une peine

    Perdue… je vais devoir y passer la semaine

    Si je n'accélère sacrément la cadence.

     

    Vais-je m'autoriser à passer la vitesse

    Supérieure en sautant, ô douleur, ô détresse !

    Ici une ligne ou deux, voire ailleurs plusieurs.

     

    Coupable ainsi, je fais des sauts d'homme et gomme hors

    Du chef-d’œuvre quelques fines parcelles d'or

    Disséminées par cet auteur à la hauteur.