• Peau écaillée, pliure adéquate, quatre doigts pour une stabilité assurée, et ongles parfaits permettant de gratter le sol ou toute partie de son corps. J'aime les pas de la poule justement placés, calmement, sûrement, souplement dignement. démarche tout en solidité, en sérénité. Élégant repliement de la première patte pendant que l'autre place une assise impeccable, puis détente permettant de la poser à son tour sur le sol, et mouvement similaire et inversé. Parfois, elle les cache sous elle pour un repos mérité après avoir tant marché.

    Papatte à poupoule


  • Un roman historique plaisant à lire, comme un Dumas, documenté mais inventif, proche de Balzac et d'Hugo, dans les techniques narratives. Une belle histoire d'amitié, une idylle tragique. En héros, un idéaliste perdu dans un monde médiocre, trahi par des opportunistes, prêt à mettre sa vie en jeu pour défendre une vision de la France aristocratique en train de se perdre, plus royaliste que le roi. Louis XIII est présenté ici comme vieillissant, sous emprise, malade ; Richelieu, lui, est tout aussi mal-portant, mais surtout haïssable, cruel, démoniaque.

    Le parti-pris de Vigny, qu'il explicite dans sa préface, se traduit par la manière dont il campe, dont il fait parler et penser ses personnages. Secrets, complots, espoirs, menaces, alliances, politique où les problèmes se résolvent dans le sang. Le roman suscite aussi des questions en cours de lecture : est-ce l'amour qui rend courageux ? L'aide de l'étranger peut-elle être requise quand est remise en question l'essence du régime auquel on croit ? Hugo reprendra cette thématique dans 93 pour faire du marquis de Lantenac un personnage de la traîtrise. Ces deux romans ont bien des points communs : scènes de cachots, d'héroïsme, espoirs suscités chez le lecteur, vision tragique de l'histoire, narration au service de conceptions idéologiques, avec, dans les deux cas, des qualités d'écriture, et d'invention, qui ne cantonnent pas ces ouvrages à n'être que des romans à thèse. Mais leur moindre mérite n'est pas qu'ils font réfléchir...


  • La vie est tellement absurde

    Qu'à part avec l'adjectif kurde

    Ou le même majusculé 

    Comme un nom propre utilisé,

    Que ce vrai qualificatif

    Pour les apprentis plumitifs

    N'a pas de rime disponible

    Autre qu'elle-même. Terrible

    État de fait, révélateur,

    Qui en fait devenir songeur,

    Que le mot et la chose trônent

    En une irréductible zone

    Dont le centre est partout car

    La circonférence nulpart,

    Si je puis me permettre ainsi

    De reprendre à mon compte ici

    La célèbre et géométrique

    Définition juste et pratique.

    Oui je trouve la vie absurde,

    Pour tous les hommes, surtout Kurdes,

    D'autant plus pour eux que leur guerre,

    Visant à préserver leur terre

    Des hégémoniques envies

    De nombreux et durs ennemis

    Leur fait connaître des ingrats

    Prétendument alliés mais pas

    Fichus d'apporter leur soutien

    Au peuple qui combat si bien,

    Qui meurt en nous rendant service,

    Dans un esprit de sacrifice.

    Mais il est d'autres intérêts

    Que l'on ne saurait ignorer…

    Le propre de la politique

    Est d'être en le calcul cynique ;

    La morale est pour les décla-

    Rations, les verbaux coups d'éclat.

    C'est identique à toute échelle,

    De l'intime à l'universelle.

    Mes principes sont beaux et nobles,

    Seulement la rime ignoble

    Me permet une pirouette

    Pour dénoncer le malhonnête.

    Je retombe alors sur les pieds

    Et finis comme commencé.


  • La lutte antidépressive est de chaque seconde

    Lorsque personne n'est à vos côtés qui vous seconde.







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