• Un grand X striait le ciel, 

    Et planait, comme éternel...

    J'ai donc immobilisé

    La mienne fugacité...

    Je suis aux anges


  • Être parvenu par une suite de circonstances,

    Évidemment moins par mérite que par chance,

    Au poste trop haut pour sa médiocrité,

    Faute de compétence ou de moralité,

    Conduit certains détenteurs de cette puissance

    À faire fi de toute normale exigence.

    L'exercée mission devient machine à sous,

    Le vil désir de gloriole passe avant tout.

    « Applaudissez-moi, louez ma drôle jactance,

    Admirez mes baroques tenues, mon apparence. »

    Ils regardent leur égal comme un rival,

    N'ont de cesse que de lui causer pire mal.

    Tous les moyens leur sont bons par la malfaisance,

    Tant est grande leur capacité de nuisance.

    Ils ont l'art de se faire dociles alliés,

    Aveugles utiles, lâches intéressés.

    Semer la zizanie, créer la discordance,

    Faire les grands yeux ronds de la feinte innocence,

    Recourir savamment au mensonge retors,

    Attribuer à l'ennemi ses propres torts,

    Diffamer, harceler, en sentir jouissance,

    Comme une crotte dans une fosse d'aisance,

    Manipuler la merde avec satisfaction,

    Et jouer ensuite la victimisation.

    Pratiques ordinaires d'une telle engeance,

    Qui n'aime rien tant que de l'autre la souffrance.

     

    Jamais je ne céderai. Elle éclatera

    La vérité, sûr que justice se fera,

    Ne triomphera la méchante intelligence :

    Il y a des limites à tant d'indécence.

    Ce jour-là, sobrement, avec mes bons amis,

    Je fêterai la fierté de l'acte accompli.


  • Intérêt, admiration, fatalisme,

    Complicités du dictaterrorisme.


  • Préface

    Par Hixache le 23 Mai 2017 à 14:32

    Comment survivre ?

    Comment sous-vivre ?

    Quoi, après l'excellence ?

    Ce fut intense et vrai.

    Ce fut magnifique.

    Il y eut de la douleur aussi cruelle que l'union était parfaite, évidente, sublime.

    Mais les retrouvailles tenaient beaucoup mieux que leurs promesses.

    Nous ne pouvions nous quitter malgré la distance.

    Milliers de messages génialement spontanés, reflets d'une vie devenue chef d’œuvre.

    Milliers de dialogues téléphoniques.

    Milliers de Je t'aime, et de Tu me manques.

    Attente, espoir, confiance.

    Quelques heures magiques passées ensemble. Parcelles de Paradis volées au divin.

    Corps, esprits, âmes à l'unisson, harmonie osmotique, nœud noué, émotion encore jamais éprouvée.

    Les obstacles étaient là, pour être vaincus, un à un. J'avance, me disait-elle.

     

    Et … l'abandon, le silence, la solitude, qui succèdent à la certitude.

    Les souvenirs, concession du présent au passé qui ne passe pas.

    L'absence intolérable, la pensée lancinante, l'obsession d 'elle.

    Des larmes, des larmes, des larmes…

    Je lui parle dans le vide, je lui écris dans le vide, je crie dans le vide.

     

    Restent nos échanges conservés.

    Qu'en faire ?

    J'en propose une sélection à votre lecture.

    Je ne la citerai pas, je masquerai certains noms propres, je ne modifierai pas plus ces messages écrits dans l'urgence du dire amoureux.

    Vous verrez ce que c'est d'aimer comme un fou, comme un lettré, comme un chevalier courtois, d'aimer dans l'absolu.

    Ce serait dommage de laisser ces lettres mortes.


  • Le 9 août 2013, je revoyais Marion, magnifique, épanouie, mère, et si belle...

    Quelque chose avait eut lieu, je ne savais encore quel nom portait ce trouble confus. Au voyage du retour, dans les jours qui suivirent, je pensais à notre conversation, à ces quelques petites heures avec elle, mais grandes en simplicité, en sourire, en échanges: nos années passées depuis notre dernière rencontre, nos joies, nos projets, nos opinions,...

    Nous avions convenu que je lui enverrais mes créations verbales et photographiques, puisque des centaines de kilomètres nous séparaient,...

    Le premier envoi eut lieu le 11 août:

     

    Le 11 août 2013 à 15:36, XH a écrit :

    Chère Marion

    J'aurais bien continué à converser avec vous encore longtemps, mais retenu par la conscience de vos devoirs de mère et la crainte de vous ennuyer, je vous ai quittée bien à regret. Sachez que ces échanges avec vous ont été pour moi des moments très heureux, je vous remercie de ce temps accordé.

    Comme promis, je joins à ce message le produit de mes idées transformé en expression libre et contrainte à la fois. Si ce genre d'exercice vous plaît, je vous enverrai d'autres miens textes.

    Comme je sais que vous aimez les photographies, j'ajoute en joignant la pièce et les mains un autre moment de grâce (je suis chanceux!) vécu il y a quelques jours lors d'une de mes promenades bretonnes: avant Marion, j'ai croisé la route de Marie ombragée et lumineuse. Le parallèle s'imposait!

    Affectueuses pensées.  XH

    Préliminaires

     

     A propos d'éoliennes

    O belles fleurs de fer que vous êtes jolie

    Quand vos pales frôlent l'air je me sens pâlir

    Quand je vous croise je ne puis qu'établir

    A vos pieds mon tapis à genoux je vous prie

     

    Grandes dames élancées que vous êtes belles

    Je vous adore vous aériennes déités

    La brume de l'hiver et la chaleur d'été

    Vous voient virevolter dans vos lents élans d'ailes

     

    Saintes éoliennes êtes décor aux cieux

    Pleines de grâces à votre dieu capricieux

    Vos prêtez vos flancs féconds de parturientes

     

    A votre patrie reconnaissante accordez

    Son énergie sous forme d'électricité

    A moi ô muses ce sonnet dont je me vante.

     

    Des fleurs, ces ferrailles dénaturées ? Qui font honte aux arbres d'être si ridiculement petits et si bêtement naturels ! Purulence intempestive ces grands machins qui passent l'espace à brasser l'air de leurs pétales désespérément lisses. Misère technologique plus techno que logique issue de cervelles décervelées d'ingénieurs dégénérés fiers de nous en mettre plein la vue avec la complicité d'édiles débiles. Peuvent pas se retenir... et une autre … et encore une autre.... C'est comme la gangrène, ça gagne ou plutôt ça perd en furoncles métastasés de tubes froids et bêtes.

    Nos aïeux ont eu Babel nous pas belles, poubelles... Vanité de ventés.

    Et puis ces sommations qu'ils nous injonctionnent les ânes de trouver ça beau. On les entend braire à s'attendrir ces cocos écolos incapables de supporter le chant du coq mais capables de nous piquer le paysage en jetant à la volée ces laiderons infects qu'on est bien obligés de voir idiotement démesurés qu'ils sont.

    De quoi ont-ils l'air? Si encore ils avaient l'air de rien... mais ils ont l'herpès, l'air con, l'air heure est humaine. Tout ça pour des watts, sans douceur !

    Cassons-les …ou cassons-nous. Mais où fuir ?

     

     

    Le 12 août 2013 à 10:25, XH a écrit :

    Bonjour chère Marion

    Je vous remercie pour votre réponse, heureux que les textes envoyés vous plaisent. Celui d'aujourd'hui heurtera peut-être vos convictions mais si vous lisez bien (cette hypothétique est inutile vous concernant), vous verrez que ce n'est pas des handicapés que je me moque mais de la furie médiatique et de la bonne conscience universelle (nous en avions parlé à la fin de notre rencontre).

    Je compte aussi sur votre sincérité pour me dire votre souhait de ne pas encombrer votre boîte de mes envois répétés. Sinon je suis prêt à un courriel par jour jusqu'à la fin des vacances... Très rares sont les personnes qui me comprennent vraiment. J'aime la solitude, mais j'aime aussi être apprécié, fût-ce par mes textes interposés.

    Affectueuses pensées.  XH

    NB La photographie a été prise à Doëlan (29), sur le sentier côtier le 3 août dernier.

    Préliminaires

     

    Voyage en Paralympie

    «  C'est le pays joyeux des voyants aveugles,

    des monstres gentils oui c'est un Paradis. » (L'île aux effets (de manche))

    Destination obligatoire de l'été dernier (en-dessous, c'est tout) . On n'a pas pu y échapper ; sommation de s'y rendre pour vomir ses beaux et grands sentiments de l'admiration directe ou télécommandée.

    Mais l'hypocrisie (hypercrisie?) dégouline. Ces pas-comme-nous , pourquoi n'auraient-ils pas droit de jouer aussi ? De jouer aux vedettes aux gestes ridicules pour photographomanes en mal de clichés, aux déclarations aussi creuses que convenues, aux maillots qui ressemblent à des brassières trop courtes pour le voyeurisme à bon compte des masses médiocres.

    Ils nous faut maintenant des idoles zandicapées. Ils font tout comme les grands, ils courent, ils nagent, ils sautent, ils s'enroulent dans des drapeaux, pleurent médaillés, pleurent pas médaillés, devant des foules prêtes à s'offusquer des lancers de nains, mais applaudissant des deux mains aux exploits des manchots.

    Et quelle imagination pour les épreuves ! 100 mètres pour aveugles, pour pieds-bots, pour culs-de-jatte, pour schizo (freinent trop vite ceux-là, ou ceux-ci), pour borgnes de l’œil droit, pour sourds (c'est le départ qui est difficile), pour genoux cagneux, pour fauteuils à deux roues, à trois roues, à ses trous, … saut en bassesse, plongeon dans l'indécence, course à la bonne conscience.

    A quand le 1421 mètres steeple pour binoclards transsexuels apatrides ? Le lancer de béquilles ? La noyade pour cancéreux en rémission de télévision, pour dire au vainqueur : tu meurs maligne.

    Je propose d'enlever les obstacles du 110 mètres haies pour ceux qui ne peuvent pas sauter et les dix derniers mètres pour ceux qui ont perdu le sens de l'orientation.

    L'étape suivante ? Des JO de vieux avec l'épreuve-reine du 415 mètres en déambulateur. Ce qui permettra des avancées technologiques mais aussi des polémiques : faut-il faire con-conrir dans la même course un nonagénaire qui fut mâle au déambulateur en titane avec une centenaire sentant la mort sûre dont l'appareil est équipé d'un dispositif anti-chutes ? Pour revoir la course, la TV proposerait des « accélérés » et les directs seraient sponsorisés par l'ACREV (l'Association Caritative du Rassemblement des Enviables Viagers ).

    A force de nager dans le ridicule, nous nous noierons en touchant le fond, victimes d'un bas-le cœur.






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