• Quelques degrés de plus dans le pire

    Exemple actuel de la course à la mort à laquelle se livrent les dirigeants du monde sous les yeux amorphes de tous les peuples du monde, exemple non seulement d'inconséquences coupables et de fatalisme aveugle, mais aussi preuve de la malfaisance du système capitaliste, du primat donné aux chiffres, à l'économie mondialisée, financiarisée et concurrentielle, au prétendu développement, qui ne développe que l'accélération du processus mortifère dans lequel on engage le monde, eux en étant responsables, et nous complices:

    Nous savons qu'il faut absolument freiner le plus possible la fonte des glaces, celles du pôle nord le plus urgemment. Or, outre l'absence de vrai souci de contrecarrer le phénomène, nous assistons à des réjouissances obscènes des grandes sociétés industrielles qui voient là une aubaine pour raccourcir le temps de trajets intercontinentaux, des rivalités entre les pays pour s'approprier les ressources libérées par le recul de la banquise, autrement dit pour produire encore davantage de sources de pollution, qui s'ajoutent à la production de méthane, du fait de la fonte elle-même.

    Nous aurons ainsi plus de produits, mais y aura-t-il encore quelques-uns pour les acheter?

    Nous mourrons sous l'avalanche des biens de consommation, cons et morts au ventre plein, et aux envies inassouvies.