• Dix-neuf heures dans quelques minutes heure d'été

    C'est encore un jour neutralisé qui s'achève

    Avec cette courbe comptable qui s'élève

    Et nous nous enfonçons dans la morosité

     

    Éteindre ces radios ces écrans ces tévés

    Qui devraient s'accorder aussi un temps de trêve

    Se laisser porter plutôt par de doux rêves

    Bien loin de cette obsession de mortalité

     

    Lever les yeux regarder muer les nuages

    Écouter des oiseaux les jolis ramages

    Constater l'éclosion des feuilles et des fleurs

     

    Apprécier la diversité de leurs teintes

    Penser en souriant aux suaves étreintes

    Se tenir prêt pour voir revenir le bonheur


  • Ma boîte à courriels déborde, par le biais d'une association censée représenter les professeurs des Classes Préparatoires, de réclamations, d'indignations,  suite à l'annonce de la suspension du paiement des colles, voici mon opinion versifiée:

    Faut-il exiger le paiement des colles?

    Indécence, courir après des sommes,

    Professeurs privilégiés que nous sommes,

    On fait de l'impudence un cas d'école.

     

    Mais Dieu merci, d'autres voix sont moins folles,

    Et me réconcilieraient avec l'homme.

    Les premiers, qui osent réclamer comme

    Des morts-de-faim, franchement me désolent.

     

    Je vis déjà professionnellement

    La honte dans mon établissement

    De croiser certains collègues indignes.

     

    Je constate que la mesquinerie :

    - Vouloir profiter de l'épidémie -,

    Est partagée : soif de l'or comme insigne.


  • Je suis sorti dans mon village avec mon « Papier », que j'avais trouvé moi-même sur mon ordinateur, que j'ai imprimé sur mon imprimante. J'ai laissé quelques minutes mon chat dans ma maison, et mes poules dans mon jardin. Comme il n'y avait personne dans mes rues, je me suis dit « bonjour ! ». Je me suis parlé : « Tiens ! C'est moi ? Comment je vais ? Mais bien ! Et moi ? Je ne suis pas malade. Non, moi non plus. »

    Mais j'ai fini par me dire à moi-même : « Je suis à moins d'un mètre de moi. J'espère que je ne suis pas infecté, sinon je vais peut-être me transmette mon virus... Ce serait de ma faute...»


  • Par Hixache le 2 Juillet 2019 à 08:43

    On dit qu'elles sont bêtes, à cause de leur cerveau petit. Quand je les observe, je vois en effet certains comportements stupides: je jette des graines à un endroit, elles s'y précipitent, à un autre endroit immédiatement après, elles laissent toutes le premier où pourtant elles ont à manger, pour l'autre, où elles trouvent la même nourriture, et tout cela dans une précipitation avide.Elles passent la tête à travers le grillage, au prix d'efforts intenses, pour becqueter ce qu'elles pourraient trouver à l'intérieur. Certaines sont agressives, d'autres subissent la violence de leurs congénères, et fuient l'emprise de la dominante, dès qu'elle approche. Tous les jours les mêmes querelles, les mêmes activités: manger, pondre, dormir, ...

    Oui je parle toujours des poules, pourquoi?


  • Par Hixache le 27 Juin 2019 à 06:27

    « Voici le temps enfin qu'il faut que je m'explique »,

    Aussi laid soit ce vers, c'est une citation,

    Eh oui ! Racine avait ses baisses de tension,

    Bérénice vers trois cent quarante-trois...gique.

     

    Non, ne croyez pas que j'élude pathétique

    Dans une habile et dilatoire diversion

    L'énonciation d'une décision

    (Deux diérèses dans ce vers, c'est le hic).

     

    Comme je sais guetté chacun de mes billets,

    Je pèse par conséquent mes mots du sonnet,

    Afin de n'encourir aucun fondé reproche. ..

     

    Voilà : lorsque j'ouvre mon tiroir à couverts ,

    Se trouve au fond la place des ptites cuillers,

    Je vais le retourner : elles seront plus proches !





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