• Descendre au jardin chercher les légumes

    Semés par mes soins au cours du printemps ,

    Accommoder en jardinière simplement,

    Une casserole d'eau, puis le gaz j'allume.

     

    Pendant cette cuisson au jardin je retourne.

    Il faudra le dessert, des fruits feront l'affaire :

    Groseilles, framboises, croque-poux bien verts.

    Un bol, un peu de sucre, une cuiller, je tourne.

     

    C'est sain, c'est simple et bon, je m'installe dehors,

    Ayant sous les yeux mon bucolique décor.

    Quelques mètres seulement entre mon assiette

     

    Et le lieu où poussent les rustiques denrées.

    Et pour mes œufs frais les poules au poulailler

    Me permettent la confection d'une omelette.

     


  • Qu'ils se méfient mes ennemis

    Avides d'argent et de gloire,

    Moi, j'ai le goût de la victoire,

    À la connerie insoumis.

     

    Les agissements commis

    Les calomnies graves et noires

    Ont fait descendre du perchoir

    Les pervers qui s'y étaient mis.

     

    Bassement se rendre coupable

    D'actes tout à fait qualifiables

    Envers l'homme vrai que je suis

     

    Se retourne un jour -Providence!-

    Contre les auteurs de nuisances :

    Ils sont et ils seront punis...


  • Faire comme si de rien n'était, mais tout est...

    Vivre le relatif, le commun, l'ordinaire...

    La croiser seulement, devoir s'en satisfaire...

    Et mon cœur qui s'afflige amoureux en secret.

     

    Le hasard a bon dos, l'Amour nous dirigeait:

    Au même instant, sans convention préliminaire,

    Nos êtres ainsi que nos regards se croisèrent...

    Tout est, mais faisons comme si de rien n'était...

     

    Autour de nous des allées et venues cruelles...

    Comme j'aurais aimé être seul avec elle...

    Et je ne peux dire que des banalités...

     

    Mon âme est pleine d'un sentiment qui déborde,

    Et je la sens tendue à s'en rompre la corde...

    Elle est là, devant moi, et devoir la quitter...


  • Quand on est plus diplômé, plus intelligent, plus sensible, que ceux, demi-habiles au sens pascalien, qui ont le pouvoir de vous commander, de vous nuire, d'influer sur votre vie, de vous interdire de contribuer, à la mesure de vos capacités, à une amélioration objective des projets qui pourtant devraient être communs à eux et à vous, il est difficile de ne pas réagir, face à tant de médiocrité et de bassesse au travail.

    Ma sagesse ne consiste pas à me retirer, à rester placidement spectateur, à me satisfaire d'une observation distancée de leur méchante connerie, mais à considérer au contraire que ma mission est de dénoncer, de lutter, de faire reculer le front de l'obtusité satisfaite et néfaste. Je pourrais, comme d'autres, les lâches, les opportunistes, me laisser acheter, choisir le camp des détenteurs de pouvoir, dont ils usent si mal, me réfugier hors des zones de turbulence, mais la cause que je défends n'est pas seulement personnelle, je ne fais pas de mon sort particulier la considération première, contrairement à ceux qui, par désir de gloire, et surtout d'argent, ne voient que leur intérêt particulier. J'y perds beaucoup, matériellement et professionnellement, mais je mets au-dessus de tout mon sens moral, de la justice, des valeurs hautes d'humanité. Je laisse s'enrichir ces pauvres d'esprit et d'âme. Leur appétit de lucre et de pouvoir ayant des conséquences négatives sur les causes nobles que je défends, je m'emploie donc, doté des moyens que j'ai, à nuire à leur nuisance. Que ceux et celles qui possèdent un peu de courage et de bon sens se fassent connaître. J'aimerais fédérer les énergies bien orientées, mon combat n'est pas seulement mon combat, et il sera facilité par des voix plus nombreuses et des actes effectifs, avant qu'il ne soit trop tard.


  • La réponse la meilleure à la connerie

    Étant la poésie

    Sur la terre bénie

    Je batifolerai en bonne compagnie

     

    À l'instar de ces étoiles considérées

    Dûment référencées

    En des pages sacrées

    Je noterai chaque jour mes humeurs variées

     

    Ma verve satirique des cons se moquera

    Comme un juvénalat

    Mon verbe de combat

    Tirera sur chacun mais aussi dans le tas

     

    Incompétents ils ont le pouvoir de nuisance

    N'aimant que leur vengeance

    Ignorant donc la chance

    De discerner des choses profondes l'essence

     

    Il est une autre muse belle et ambitieuse

    C'est la muse amoureuse

    Pour la vie chaleureuse

    Dans cet autre monde où s'éploie mon âme heureuse

     

    Mais je ne l'invoquerai point ici

    Car je ne veux guère qu'on associe

    Son (à saucisson!) sort au sale ami

    Pauvre porc qui balance envers autrui





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