• A-t-elle mis un message

    Une trace de son passage

    SMSé ou textoté

    Ou pour le courriel opté

    Qu'importe moi ce que je veux

    C'est avoir enfin sous les yeux

    Son nom qui allume l'écran

    En attendant j'attends

    Je fixe dément mon portable

    Mon envie est insupportable

    Appelle-moi bon sang de merde

    Il est des jurons qui se perdent

    Tant est frustrante la frustration

    Mais n'arrive que de la pub

    Le dernier beuze de Youtube

    Mais d'elle rien de rien de rien

    Sera-ce pour demain matin


  • Les gouvernements populistes ne me dérangeraient guère – les peuples, ou plutôt les parties des peuples ayant cédé aux sirènes du simplisme, ont les gouvernants qu'ils méritent, et la résistance à la mondialisation libérale prétendument fatale, ainsi qu'à la décadence des mœurs m'est sympathique – s'ils n'étaient les ennemis de l'environnement. Je n'aime pas cette droite de l'argent, de la croissance à tout prix, de la recherche du profit, des grandes surfaces commerciales, des zones d'activités. Amoralité des deux côtés : immédiateté matérialiste ou permissivité détestable. En France, nous cumulons les deux, une des déclinaisons du « En même temps ».


  • La grippe, comme le cancer, s'ils ne sont pas inventés par l'industrie chimique et industrielle, sont très probablement favorisés par elle : marché captif, soutien gouvernemental pour l'écoulement des produits par voie publicitaire insistante, relais de diffusion par les médecins, qui s'introduisent chez leurs clients pour leur « ordonner » des traitements, qui provoquent à leur tour d'autres maux, donc d'autres médicaments, jusqu'à l'hôpital, où se décident des interventions inutiles, avec ce que cela suppose comme bénéfices supplémentaires : à nouveau des médicaments, et des chirurgiens qui tirent avantages de leurs « opérations » (on devrait dire « additions », pour leur compte en banque, même si cela suppose souvent des « soustractions » sur les corps de leurs crédules).

    Faire tourner la machine économique au prix de la santé des gens, c'est habile et efficace. D'autant plus que tout est fait pour interdire à une bonne partie de la population de se nourrir bien, pour favoriser l'addiction au tabac et à l'alcool, causes de nombreux facteurs aggravants. On ajoute à cela le maintien d'empoisonnements avérés dans les champs et dans les villes : les méfaits du glyphosate sont connus, et l'on reporte l'interdiction ! Pour un président se vantant de faire ce qu'il a dit qu'il ferait, c'est édifiant. Monsanto-Bayer est doublement gagnant : il vend des produits qui rendent malade, et des médicaments censés soigner les maux provoqués par leurs soins (!), avec la bénédiction intéressée de complices, les politiques achetés, qui envoient donc à la mort, ou à la maladie (il faut ne pas faire mourir trop vite, pour l'augmentation des bénéfices) les personnes à qui ils demandent d'être leurs électeurs : votez pour moi, j'apporterai mon aide à ceux qui vous tuent à petit feu, et à grand renfort de substances maléficieuse, de lobbys, et de publicité. Ajoutons le rôle d'un syndicat agricole rendu quasiment monopolistique (FNSEA), dont la politique a pour conséquence directe d'envoyer à la mort, en passant par de longues souffrances, ses propres adhérents, et accessoirement, ceux qui vivent à la campagne, pour respirer l'air ... qu'ils empoisonnent.

    C'est là une des conséquences d'un système devenu fou, que d'aucuns appellent « le progrès ».


  • Quand les hommes jouissent de la liberté démocratique, ils deviennent facilement mesquins, fourbes, envieux, jaloux, agressifs, stupides, mous, vindicatifs, matérialistes, cons, voyeurs, méchants, … Vient alors le tyran qu'ils réclament pour les mettre au pas. Privés de libertés, ne supportant pas l'arbitraire et l'injustice, soumis à l'autorité rigide, ils se révoltent, deviennent imaginatifs, actifs, résistants, courageux, solidaires.

    Et enfin revient la liberté démocratique, donc … (voir ci-dessus).

    NB La tyrannie consumériste n'en est pas vraiment une dans la mesure où elle suppose la collaboration active de ses victimes, qui refusent de prendre conscience de leur asservissement, de leur réduction par le système au rang de rouages et de numéros. Grande victoire du capitalisme d'avoir fait perdre le sens des réalités aux gens, de les avoir transformés en serfs volontaires. L'alliance entre les industries et l'état passe par une imprégnation des esprits au moyen de la publicité, d'une pensée unique médiatisée dans laquelle l'économie est donnée comme matrice indépassable, et l'institution scolaire qui doit éteindre tout esprit critique en feignant de le développer.


  • Susceptibilité exacerbée. Systématisme de la défensive. Paranoïa généralisée.

    À quel degré de faiblesse morale sommes-nous donc descendus pour que ne se supporte plus la moindre moquerie ? On devrait réapprendre aux geignards compulsifs à se défendre si l'attaque est réelle et grave, à choisir le silence devant des propos méprisables. Répondre à la bêtise, c'est consentir à la médiocrité, c'est s'abaisser au niveau des vils en les rejoignant dans leur boue.





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique