• La vie est tellement absurde

    Qu'à part avec l'adjectif kurde

    Ou le même majusculé 

    Comme un nom propre utilisé,

    Que ce vrai qualificatif

    Pour les apprentis plumitifs

    N'a pas de rime disponible

    Autre qu'elle-même. Terrible

    État de fait, révélateur,

    Qui en fait devenir songeur,

    Que le mot et la chose trônent

    En une irréductible zone

    Dont le centre est partout car

    La circonférence nulpart,

    Si je puis me permettre ainsi

    De reprendre à mon compte ici

    La célèbre et géométrique

    Définition juste et pratique.

    Oui je trouve la vie absurde,

    Pour tous les hommes, surtout Kurdes,

    D'autant plus pour eux que leur guerre,

    Visant à préserver leur terre

    Des hégémoniques envies

    De nombreux et durs ennemis

    Leur fait connaître des ingrats

    Prétendument alliés mais pas

    Fichus d'apporter leur soutien

    Au peuple qui combat si bien,

    Qui meurt en nous rendant service,

    Dans un esprit de sacrifice.

    Mais il est d'autres intérêts

    Que l'on ne saurait ignorer…

    Le propre de la politique

    Est d'être en le calcul cynique ;

    La morale est pour les décla-

    Rations, les verbaux coups d'éclat.

    C'est identique à toute échelle,

    De l'intime à l'universelle.

    Mes principes sont beaux et nobles,

    Seulement la rime ignoble

    Me permet une pirouette

    Pour dénoncer le malhonnête.

    Je retombe alors sur les pieds

    Et finis comme commencé.


  • Ces gens qui ponctuent leurs affirmations de « Tu comprends ? »… Ou ils me prennent pour un crétin (« J'arriverai en retard, tu comprends ? ») Ben oui, je comprends : tu n'arriveras pas en avance, ni à l'heure, mais après, ou ils craignent que les mots qu'ils utilisent aient un autre sens que celui qu'ils leur donnent.

    Du même ordre : « Si tu vois ce que je veux dire ». Ben non, je ne vois pas ce que tu veux dire, si tu veux que je voie ce que tu veux dire, dis-le. « J'arriverai en retard, si tu vois ce que veux dire ». Ou cette formule équivaut à celle évoquée plus haut, ou je devrais percevoir un sous-entendu comme : j'ai des choses plus intéressantes à faire (quelles?), donc, j'arriverai en retard.

    Ou bien, après une affirmation, péremptoirement affirmée : « On est d'accord ? » ben non… Qui « on » ? Toi,...et toi. Pourquoi veux-tu m'associer à ce que tu dis, à ta vision, à ton opinion? Sur quoi veux-tu que nous soyons d'accord précisément ? Ce n'est pas parce que tu le dis que c'est vrai ou que je pense comme toi. « J'arriverai en retard, on est d'accord ? » Non, je ne suis pas d'accord : l'heure, c'est l'heure ; tu as beau dire « on est d'accord », cela ne vaut pas assentiment de ma part…

    Bon, cher lecteur, j'arrête ici mes considérations, si tu vois ce que je veux dire... Tu comprends ? On est d'accord ?


  • N'y a-t-il donc personne...? Tout me lâche...

    La pourriture s'empare de tout. Depuis le doux bruit bruissant des feuilles au vent léger couvert par les moteurs des tondeuses voisines, jusqu'à l'amour pur et profond devenu pour elle inquiétude, déni, reniement, fatigue, en toute médiocrité.

    Les hommes ont reçu sans  aucunement le mériter un don inestimable qu'ils s'emploient méthodiquement à détruire. Les beaux lieux deviennent pièges à touristes vulgaires, les paysages sont pollués, tôlés, bitumés, éolianisés, panneaux-publicitarisés.

    Alchimie à l'envers. Profanations diverses.

    Les livres de valeur ne sont pas lus, quand ils le sont, c'est par obligation. On considère Ernaux ou Cadéo comme de grands écrivains. La langue française, noble, nuancée, variée, précise, fine, est contaminée par une sous-langue globiche et brutale.

     L'homme est un jouet qui doit consommer au nom de la logique économique. Même la vie humaine devient une donnée matérielle que l'on interrompt à son gré.

    Et mon Amour! Elle aussi! Ma déesse, une harpie? Non!

    Il y a bien Anna de Noailles, mais elle est morte.

    Il ne me reste qu'à placer mon espoir en Marie, que je prie hier comme aujourd'hui...

     


  • Prolog.ue

    Elle.il.s veulent à la foie l'indifférenciation des sex.e.s, et les -.e partout.e signalante leur féminine présence.

    Commençons.e par les pronom.e.s personnel.le.s sujet.te.s:

    J pour le masculin (jviens, jpars, jtir). Beaucoup prononcent déjà de cette manière, et même parfois chpars, chtir, donc J pourra s'écrir Ch: chui d'accord, chcass la baraque, ... Pour la conjugaison du verbe, nous verrons dans la leçone suivante que si le premier person sujet est masculin, les verbs du premier group ne se termineront pas par -e: j'aim (comme en Ancien français).

    Je pour la féminine: je viense, je dise, je voie (il faudra donc distinguer du "je voie" de la subjonctive, mais ce mod disparaîtra).

    Tu pour le deuxiem person du masculin, tue quand c'est à la féminine. Exempl.e.s: "Veusses-tue être ma femme?" "Tu es un crétin", "Tue me tues", "Où esses-tue?" si Monsieur cherch Madame. 

    La.e troisièm.e person.ne est déjà au point (à la pointe): il ou elle, mais désormais.e, il.elle faudra dir.e d'abord.e elle, puis.e il. À la.e pluriel.le idem.e.

    Pour nous et vous , c'est plus.e compliqué.e: dans des group.es, elle.il peut.e y avoir.e des homs et des femmes (à conditionne que ce.tte différenc.e perdur.e):

    - case 1: que des femmes: nousses, vousses;

    - cas 2: que des hommes: nous, vous;

    - cas.e 3: plus d'homs que de femmes: voir cas.e 4

    - cas.e 4: plus de femmes que d'homs, la féminine l'emportante sur le masculin, ideme case 1: nousses, vousses.

    - cas.e 5: group.e d'individu.e.s refusant.e d'êtr.e assimilé.e.s à tel.le ou tel.le sex.e: nounousses, vouvousses.

    - cas. 6 (jrecommand pour le kir, ou la kire): mélanj.e d'un.e peu.e de tout.e: au nom de la démocratie participative; on. soumet.te au vot, ou à la votationne. Elle.il faut.e êtr.e force de proposition.ne. Mais.e chacun.e pourra choisir.e.


  • Les voir couler en la mer Méditerranée

    C'est une vérité qu'on médite erronée.





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