• Mauvaise foi

    Si même des gens intelligents n'entendent que ce qu'ils veulent entendre, en fonction de leurs préjugés, en ne tenant pas compte de la réalité objective, mais de celle de leur imagination issue de leurs souhaits, pensant peut-être que les choses ont eu lieu conformément à leurs vœux, mais infirmées par les faits dans leur déroulement réel, où allons-nous?

    Daniel Schneidermann a adressé des reproches infondés à Alain Finkielkraut, alors qu'il était son invité dans l'émission de Répliques de samedi dernier, émission de haute volée (celle du 24 novembre, fut un chef-d'œuvre), ainsi gâtée par une mauvaise foi invraisemblable. Hurler avec les loups antifinkielkrautiens est d'une facilité consensuelle, digne d'une gauche molle, moraliste et intolérante, celle qui voit du fascisme partout, et voudrait user de moyens totalitaires pour empêcher de parler ceux qui ne non-pensent pas comme eux. Dans l'émission en question, avait été invité Éric Zemmour (bouh! le vilain) à propos de Pétain, il a eu droit à la parole, et sa façon de présenter sa vision a été remise en cause constamment par l'animateur. Or, Daniel Schneidermann a prétendu qu'on avait laissé le trublion faire son numéro sans le contredire.

    Il suffit d'écouter cette émission pour rétablir la vérité.

    Peut-être que dans le camp de la tolérance universelle pour ceux qui partagent leurs opinions, il faut empêcher de parler ceux qui ont le tort de ne pas être dans la ligne des Évangiles selon Saint Sûr.