• Macron, le pape et les Bretons ou Il n'est pas drôle

    Outre la nature, la modestie, et Mélanchon, Macron dit avoir pour ennemi (personnel) les fèqueniouzes. Il vient lui-même pourtant de se faire le vecteur d'une de ces rumeurs en assimilant les Bretons à des mafieux (ne pas confondre ma foi et mafia).w

    Il se voulait drôle, mais Le Drian ne fut guère riant, et ce que Macron pensait être un trait d'esprit, n'est que mépris et bêtise. Non seulement, il joue avec micros et caméras pour que ses bons mots soient diffusés et alimentent la toile et les émissions pseudo-politiques, pseudo-provocantes, pseudo-décalées, mais il met en geste, par une attitude corporelle travaillée, sa liberté de comportement, son arrogance, et sa disruptivité (ah! ce vocabulaire post-moderne!). Il a serré la main de Trump virilement, il montre que Poutine ne lui fait pas peur, comment allait-il se comporter avec le pape? Il lui a mis la main sur l'épaule, comme un enfant insolent risquant une familiarité avec le détenteur officiel de l'autorité, signifiant au public mondial, derrière ses écrans, voyez ma décontraction, mon refus de la déférence, c'est mon pote, le pape avec qui je papote, il est sympa hein, François! c'est un peu comme mon petit frère, je le protège avec la bienveillance qui me caractérise.

    En écrivant ces lignes sur des images ne datant que de quelques jours, je m'aperçois qu'elles paraissent déjà très anciennes, qu'elles ont alimenté quelques instants les chroniques, les touites, les avis internettés, relayés par les chaînes, qui, désormais, vivent à la remorque du  satan aux multiples avis. L'écume des jours où se succèdent les actes qui permettent à leurs auteurs de faire parler d'eux. La provocation érigée en système, où se meurent la norme et la dignité, avec à la tête de l'état un adolescent qui nous fait sa crise et montre ainsi un exemple désastreux: puisqu'il se permet tout, pourquoi pas moi? Le Premier Ministre y va aussi de son "courage": j'ai dit 80, na!

    Et que dire de la non-musique le 21 juin à l'Élysée: vulgarité assurée, du drapeau LGBT à l'Assemblée Nationale, minorités encouragées, de Veil au Panthéon, sainteté laïcisée...

    Non, je ne suis pas fier d'être Français, si c'est cela la France!

    Je ferais mieux de fermer les écoutilles, les regardilles, de me réfugier dans les livres, dans mon jardin, de recevoir tranquillement les amis,...