• Mes impôts ! Hanouna ! Mercato ! Nabilla !

    Les salauds ! Serena ! Le vélo ! TVA !

    Météo ! PMA ! Un pernod ! Téquila !

    Parigot ! Raplapla ! Péquenot ! Roxana !

    Quel culot ! Macron bas ! Philippot ! Blablabla !

    Les fachos ! Les nanas ! L'apéro ! La fiesta !

    L'écolo ! Tirtoidla ! L'alcoolo ! T'es gaga !

    Vlà Pierrot ! Résultat ! C'est l'écho ! Chui à plat !

    C'est pas beau ! T'as vu ça ! Gigolo ! J'y crois pas !

    Au bistrot ! C'est pour moi ! Les cocos ! Kesstu bois !

    Kézako ! Remets ça ! T'as du pot ! Que chui là !

     


  • Me relevant, j'ai heurté de la joue l'aile d'un papillon volant. M'a-t-il laissé comme un baiser, une trace colorée ? Je le rêve en Elle, lui dont l'aile luit. Poésie et métaphore faciles du tout-me-ramène-à-toi des chanteurs à bluettes, à rengaine, à minettes. Poésie dérisoire qu'on pensait compenser. Mais un souvenir n'est pas une semelle, fût-elle de vent, futile aérien de rien. Mon souvenir n'est qu'un souvenir, celui des moments parfaits, des promesses engageantes, de ses yeux dans mes yeux. Ma muse, ma femme, ma promise, m'abandonna. Les couleurs d'aile du volatile s'effacent bien vite. Il est d'autres traces qui ont déchiré mon âme à jamais.


  • Son portrait me transporte

    Ses yeux noirs et sa frange

    Elle semble femme-ange

    Toquerai-je à sa porte 

     

    Se peut-il donc qu 'elle soit morte 

    Comment expliquer cet étrange

    Impression vague Que ressens-je

    Qui m'exalte et qui me téléporte

     

    Je voudrais percer les pages

    Franchir les étroits passages

    Te voir vivre par tes vers

     

    T'écouter belle duchesse

    Afin que jamais ne cesse

    Le souffle unissant nos airs


  • Comme les vivantes

    Sont décevantes

    Que celles qui m'électrisent

    Sont prises

    Qu'elles vieillissent

    Qu'elles flétrissent

    Qu'elles font croire

    Pour décevoir

    Qu'elles promettent

    Et se démettent

    Qu'elles aguichent

    En biches

    Qu'elles agacent

    Hélas

    Quelle farce

    Les garces

    Qu'elles font oui

    Les jolies

    Mais qu'elles disent non

    Déception

    Qu 'elles sont incompréhensibles

    Voire insensibles

     

    Comme je suis fatigué

    De les pleurer

    Qu'il me faut Muse

    Qui ne désabuse

    Que mon cœur est orphelin

    S'il n'aime rien

    Que mon esprit s'atrophie

    Sans poésie

    Que mon âme est malheureuse

    Si elle n'est amoureuse

     

    Comme il me faut aimer

    Malgré les malgrés

    Ne me reste qu'à

    Aimer Anna

    Il faut que j'aille

    À Noailles

    Elle n'est plus de chair

    Ma très chère

    Même morte

    Elle m'apporte

    La preuve

    Qu'émeuvent

    Des mots si beaux

    Le tombeau

    Pour les os

    Mais je sens immatérielle

    La présence d'elle

    Ce que je vis

    Elle le dit

    Ce qu'elle ressent

    Je le comprends

    Ses recueils

    M'accueillent

    Je parcours familièrement

    Ses purs et forts sentiments

     

    Ne manque à ma passion

    Que son incarnation


  • Cépage qui m'enivre

    Ces pages, ses pages, mes pages,

    Qualité de cépage,

    Où je chante le moment où l'Amour vint,

    Où l'Amour devint vain,

    Où j'ai mis les cimes,

    Où je fus précipité aux abîmes,

    Ces élans en ces vers,

    Ces chutes sévères,

    Passé par tous les degrés

    De l'intensité

    C'était un temps

    Des espérants

    Qui fut – qui est,

    Qui reste en ce que j'ai

    De profond, de vrai…

    Mes mots recueillis

    En quelques pages

    - La cinéraire amphore -,

    De mots dits,

    Pas toujours sages,

    Mais toujours forts.





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