• Elle est ma Tita, je suis son Bérénix,

    Elle est mon Iseut qui fait pleurer mes yeux,

    La Célimène de l'Alceste amoureux,

    Elle est l'Emma qui m'aima d'un amour fixe.

     

    Elle m'envoûta comme faisaient les nixes,

    C'est dans les larmes que se noyaient mes feux.

    C'était si bien quand nous étions tous les deux ;

    Quand on déracine je suis tel Idéfix.

     

    Pâlissaient les hyperboliques suffixes,

    Et les belles, fussent-elles de Cadix,

    Cédaient devant elle, le regard envieux.

     

    Seul maintenant je revois les temps heureux,

    Ceux des vœux joyeux, des serments amoureux,

    Espérant la retrouver avant le Styx.


  • J'essaie de ne plus espérer ni désirer,

    J'ai connu de trop cruelles expériences,

    J'ai supporté des désillusions, des souffrances,

    Si dures que j'en ai encor l'âme arrachée.

     

    Le bonheur, mot bien faible en sa banalité,

    Fut moments simples, magnifiques et intenses,

    Plénitude absolue en totale confiance…

    Mangés par le passé à peine commencés.

     

    Papillon désailé, j'appelle dans le vide,

    Poète démusé, mon regard humide

    S'éparpille indécis, c'est elle que je vois,

     

    C'est elle que j'entends, mais ce ne sont qu'images,

    À jamais imprimées, les envoûtantes pages

    Où nous fûmes l'harmonie parfaite, elle et moi.

     


  • Quand l'Amour n'est plus que le souvenir de l'amour,

    Quand le passé présent sur l'avenir l'emporte,

    Quand j'espère son sourire joli à ma porte,

    Et que je dois passer sans elle chaque jour,

     

    Il me faut accepter la sinistre évidence

    D'un arrachement douloureux du rêve heureux,

    Celui des baisers et des serments amoureux ;

    Il me faut supporter l'inexorable absence.

     

    Des moments reviennent qui font mes yeux pleurer,

    Ma mémoire entretient mon mal de névrosé,

    Mes mots à l'imparfait le parfait conjuguent,

     

    Seules mes pensées au passé décomposé

    Relient mon âme à son âme que j'ai touchée…

    Mais aussi sa voix, ses yeux, son corps me subjuguent...


  • Follomi mon amie

    Dans mon lit ma chérie

    Et ensuite ensuite

    Je te ferai des tuit tuit

    Ceux qu'on aime au J

    Je te donnerai des clics

    Ma magnifique

    Sur tes lettres QFS

    Ma princesse

    Est-il vrai qu'est faux l'O

    Voisin du zéro

    Tu pouce lèveras

    Tu me laïqueras

    Et quelques signes plus tard

    Sur la toile du plumard

    Insistant sur le G

    J'ouïrai légers

    Tes cris de souris

    C'est l'ailé cran total

    Qui fait nommer mal

    Le réseau social


  • Je m'interroge quant aux causes

    Des phénomènes

    Fallait-il ici-bas les roses

    Des cyclamens

    Que font les hommes sur la terre

    À part l'amour

    Parfois vulgaire parfois en vers

    Présent toujours

    À part la guerre depuis la nuit

    Des temps obscurs

    Jusqu'à ce sinistre aujourd'hui

    Quant au futur

    Pourquoi la mort le temps l'espace

    Absurdités

    Que l'on s'étonne ou l'on s'agace

    De tous côtés

    Mystères sur nos raisons d'être

    Sur la présence

    De ce qui pourrait disparaître

    Quel est le sens

    Même l'explication divine

    Ne convient pas

    Quand facilement l'on devine

    Son prédicat

    La vie n'est qu'un égarement

    Momentané

    Entre deux infinis néants

    Et puis après

    Et pourtant je l'aime la vie

    N'en veux partir

    Pour sa beauté pour les amis

    Les élixirs

    Les moments de grâce amoureuse

    La quintessence

    Quand la belle m'a dit heureuse

    La confidence

    Qu'importe la causalité

    De tous les faits

    Si l'on sait qu'on est aimé

    Tout est parfait





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