• Sur les murs, les écrans on célèbre l'amour

    On le trahit, le travestit : c'est le commerce

    Qui salit ce qu'il touche, d'illusions nous berce,

    Mais à l'amour ne correspond pas pas qu'un seul jour. 

     

    Mon amour à moi n'est pas si sec, si court,

    Il me possède, me dévore, m'émeut, me perce ;

    Sa douceur, sa douleur m'agitent et me bercent,

    Me donnent envie de le vivre sans discours ;

     

    Je sens en moi un cœur qui a toujours vingt ans,

    Palpitant de ce délectable sentiment.

    L'amour que je sens n'est pas qu'un mot, une image :

     

    C'est un corps, une voix, le beau nom d'Akimi,

    Et même si je ne peux l'aimer qu'à demi

    Je viens présenter à ses pieds mon humble hommage.


  • Froid de ce matin

    Ton sourire et ton regard

    Chaleur dans mon cœur

     

    Rue de la Monnaie

    Attente d'une présence

    Tu es arrivée

     

    Un trottoir qui glisse

    Jolis moments partagés

    Un cœur qui palpite

     

    Image de toi

    Etoile proche et lointaine

    Et moi en émoi

     

    Un quatrain d'alexandrins pour terminer français après ces efforts de nipponitude :

    Pardonne à ces aveux peut-être inconvenants

    Mais le sentiment ignore le ridicule

    Et s'il faut que face au camouflet je recule

    Je m'efforcerai d'être triste élégamment


  • Quand je dis j’erre

    Je dis j’erre

    Errer n’a l’air de rien

    Mais qui a vu l’air de rien

    Un courant d’air

    En courant d’aire en aire

    On ne voit rien

    Alors qu’en itinérant

    On devient aérien

    Je change d’air minuscule

    Pour pas qu’on me bouscule

    J’évite le RER comprimé

    Errant lentement

    Je desserre les dents

    Et j’itinère à fleur de peau

    A peau de fleurs

    Appeaux d’oiseaux

    Je siffle

    A peau de chamois

    J’escalade

    C’est un peu déjà moi

    Dans la cascade

    Comme un alchimiste erre

    J’y verrai Miss Terre

    Naïade sauvée de l’amer

    Ai-je choisi le bon chemin

    Quelle importance

    Si c’est l’itinérance

    Qui m’a pris la main


  • La libido 

    Mina rai- 

    de l'ami

    Du sofa,

    Pas du sol

    Dur à l'a-

    ssaut d'ici...

    Mal au dos…


  • Pervers, mythomanes, narcissiques, salauds

    De tout poil, de tout sexe, âge, de toutes sortes,

    Hypocrites, fats, manipulateurs, cloportes,

    Accusateurs nombrilistes remplis d’égo,

    Vos propos faux tristement trouvent de l’écho,

    Et dans la rumeur vague que l’amer emporte

    Les crédules y portent foi, ferment leur porte,

    Les irresponsables laissent aller sale eau.

    Il m’a trahi : de l’amitié à l’ami nié,

    A lui je me confiais, me voilà calomnié.

    La tartufette se vautre complaisamment

    (Lui et elle de la laideur complets amants),

    Dans la médisante fosse, méchante et bête.

    Et toi le dé n’ai-je pris le bon : j’ai sorti

    Le cœur amoureux, et vous m’avez accueilli.

    Puis vous trichâtes : un pacte ne se rejette.





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique