• Ô jour morose et gris, incolore et terne,

    Jour qui n'est même pas jour, comme une nuit

    Même pas nuit. Rien ne reluit, rien ne luit,

    Tu es si lourd que j'en ai le cœur en berne.

     

    L'ennui conséquent toutes les envies cerne,

    Comme si tout rayon avait d'ici fui,

    À l'image de mon âme au fond d'un puits,

    Et mon esprit, ainsi que mon corps, hiberne.

     

    Si ce n'était que sommeil, je m'y ferais,

    Mais des douleurs que nul ne supporterait

    Me disent que c'est aussi cela la vie.

     

    Tout mon être est affligé… Lève les yeux,

    Me dis-je, admire la nature, les cieux,

    … Où est l'espérance en cette vie ternie ?


  • Déclin deuil

    La mort tapine

    Fait le trop tard

    Ce n'est qu'à fard

    Ce sous rire à fossette

    Trépas nation

    Ma vie fut

    Cime terre

    Au bas haut

    Tu vécus

    Et pis ... TAF!

     


  • À défaut d'avoir ma vie avec toi,

    Tu m'auras fabriqué des souvenirs

    Y penser plonge dans le désarroi

    Mon âme orpheline de tes sourires.

     

    Ces moments furent du présent magique

    Et pur nous parler nous voir nous aimer

    Nos rendez-vous rares et magnifiques

    Nos promesses nos regards nos baisers.

     

    Tu allais avoir bientôt quarante ans

    Tu ne te sentais guère reconnue

    Je te célébrais en fidèle amant

    Je te connus bien aussi toute nue.

     

    Je te louais tu m'inspirais poète

    Je composais pour toi les plus beaux vers

    Être aimé de Toi la vie était fête

    Je voulais être à toi tout offert.

     

    Je n'avais jamais ressenti tel Amour

    Je connaissais le bonheur plus qu'intense

    Passant chaque jour rapprochait le jour

    De ta réelle effective présence.

     

    Tu me disais j'avance j'avance pas

    Viens viens pas Au programme mariage

    Quinze août deux mille quinze n'est-ce pas

    Notre folie fut pourtant douce et sage.

     

    Tu ponctuas de points de suspension

    Ce factice amour de marionnettiste

    Au bout de tes fils ô Toi ma Marion

    Je faisais des bonds tel un élasticiste.

     

    Et tout se délita de ton côté

    Au destin tracé tu fis triste insulte

    Tu me reprochas d'être intéressé

    Vint pour moi l'infernale culbute.

     

    Et tu renonças ton être bourgeois

    Éteignis l'amour ressenti pour moi

    Tu soufflas le chaud je souffris le froid

    C'est toi que tu aimais à travers moi.

     

    Je n'avais jamais connu telles souffrances

    N'existerait jamais l'humain séjour

    Où Toi et moi vivions notre évidence

    J'en ai pleuré et j'en pleure toujours.

     

    Qui dois-je accuser le sort détestable

    L'influence malfaisante des voix

    Que tu écoutas pourtant peu fiables

    Ou ta schizophrénie ton double toi

     

    Tu m'accusas m'enfonças fus injuste

    Révélant non tu ne m'aimais pas

    Quitte à me quitter tu aurais pu juste

    Remercier l'amant que tu renias…


  • Lancinant comme le ravélien boléro,

    Sensuel et caressant, c'est beau l'érotique

    Quand il est mis en tournoyante musique,

    Sculptée comme l'antique discobole héros.

     

    Aussi tourne sur lui-même le lancer,

    Impulsant l'objet de force rotationnelle,

    Tourne le disque en vinyle en ritournelle,

    Pointe du saphir, c'est la danseuse en pointé.

     

    Naissant fut hué le boléro ravélien,

    Le dit Le Clézio, Ritournelle de la faim,

    Il narre l'émotion maternelle contée,

    Envoûtée, transportée, par la répétée phrasée.

     

    Fut aussi l'auteur futur de Tristes Tropiques,

    Présent au lancement de l'entêtée musique,

    Notes toujours les mêmes comme un nuancier

    D'instruments où la reprise est différenciée.

     

    Plus tard vinrent d'autres artistes inspirés

    Par motif répétitif bolérotisé :

    Corps est graphie au chorégraphe Béjart,

    Pour Lelouch au cinématographe, quel art !

     

    Simple et beau, savant comme une perfection,

    Langage du désir et de l'émotion,

    Je la vois sur cette musique s'avancer,

    La femme idéale qui hante mes pensées.


  • J'ai le cœur qui crisse, j'ai mal à l'âme,

    Peu de besoins, beaucoup d'envies,

    Mes pensées passent, les noires grisant mes nuits blanches,

    Cauchemars aux bouts de l'ennui.

    Je soupire, je m'accroche, je m'égratigne,

    J'ai trop pleuré de leurs cruautés,

    Trahi d'amour et d'ami, j'apprécie

    D'être haï, médit qu'amant ne saurait supporter,

    Incompris mais ne prendrai

    De remède autre que par voix écrite.

    Aimer ses mots, les lester m'allège

    Quand va l'essence à l’être

    À la fin il se casse,

    Et gagne le céleste.

    Je laisse aux veules ce qu'ils veulent,

    Aux si vils leurs états,

    Aux villes leurs cécités,

    Aux voleurs leurs leurres.

    La boue, l'abus de plus voir les salit les salauds,

    Leur fée, c'est Carabosse,

    Leur aimant, c'est l'argent, pas l'art, pas les gens,

    Ils font des clapotis dans leurs marais-cages,

    Des patati-patata, papotages, soupes à la limace,

    Où le sourire est grimace.

    Je ne suis pas de leur race,

    Ma profondeur est aérienne.

    Ils volent des sous. Je vole dessus.

    Ils s'engluent, ils puent la colle artificielle,

    Moi, je m'élance et je réside en ciel ;

    Ils n'hésitent pas à s'enfoncer,

    Moi je zénithe à m 'enfancer ;

    Ils ont perdu l'innocence, moi pas.

    Méphitique Méphisto, Satan s'attend à s'en faire :

    Concurrence en trois mots.

    Dieu merci pour ma muse,

    Elle et moi il faut que nous créions,

    Et les envolées de la plume donnent le style haut.

     

    Ainsi parlait Hixachoustra





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