• Sonnet 1 (hendécasyllabes)

     

    Il est des douleurs vives que rien n'apaise

    « Je ne peux te donner que mon amitié »

    Mais que vais-je faire de ton amitié

    Si te voir amie c'est ranimer les braises

     

    Des amis à qui confier mon malaise

    Sont autour de moi j'aime leur amitié

    Mais je n'aime plus le beau nom d'amitié

    Quand c'est toi Donc il vaut mieux que tu le taises

     

    Et pourtant je me sens avec toi si bien

    Que je n'ai d'envie d'interrompre le lien

    Tissé par nos âmes sensibles et proches

     

    Alors même si tu ne m'aimes pas comme

    Une amante qui donne tout à son homme

    J'éviterai de t'en faire le reproche

     

     

    Sonnet 2 (alexandrins)

     

    Je ne touche pas mon ami depuis mes mains

    Je ne le touche que par ma détresse dite

    J'ai grande confiance en son écoute d'élite

    Il comprend peut-être ma douleur mes chagrins

     

    Mais je n'ai vraiment pas envie d'aller plus loin

    Et n'étant habité d'appétit sodomite

    Je n'aimerais d'équivoque ni d'implicite

    Quand je suis en présence d'amis masculins

     

    Pour toi ma sublime amie c'est tout autre chose

    Face à moi un corps magnifique qui s'expose

    C'est dans tes bras que je veux doucement lover

     

    Mon être entier mon corps et mon âme comprise

    Mon Amie ma muse viens que je poétise

    Harmonieuse notre amoureuse amitié


  • Espérer attendre tenter de provoquer

    La chance qui passe et qui file entre les doigts

    J'étais pourtant sûr que ma muse c'était toi

    Une nouvelle fois une porte a claqué

     

    Car je fais collection des occasions manquées

    Pourquoi ce cœur qui s'éprend au-dedans de moi

    Ces élans ces doutes ces rêves ces émois

    Mon âme de coups et blessures est marquée

     

    Ne plus espérer, ne plus attendre ni croire

    Au lendemain toute espérance est illusoire

    Ne pas s'en prendre au destin qui n'existe pas

     

    Ne pas déplorer ces caresses qui se perdent

    Ne pas regretter ces tendresses qui se perdent

    Mais la vie est si triste quand elle est sans toi


  • Avant de mourir, je voudrais donner mon corps à ta science.

    Avant le dernier, je voudrais pousser des soupirs.

    Avant de passer l'arme à gauche, je te veux adroite.

    Avant l'ultime râle, je veux entendre les tiens.

    Avant le linceul, j'aimerais être accompagné, et bien !

    Avant que tu ne sois ma veuve, sois ma fée, ma muse.


  • L'on m'admire parfois

    Ça me laisserait froid

    Si j'étais la statue

    Que l'admiration tue

     

    Mais je ne suis de marbre

    Ni le bois mort de l'arbre

    Qu'un jour fut abattu

     

    Pinocchio qui fut pantin eut droit

    À son âme la mienne est en moi

     

    Elle attend patiemment sa sœur

    Valant mieux que des adorateurs

    Une muse amoureuse

    N'est pas statue frileuse

     

    Notre vie

    Poésie


  • Je rêve en rose et vert

    C'est l'ivresse lovée

    En l'Ève vénérée

    Arrosée de mes vers

     

    Nouveau Saint_Preux sincère

    J'ose lui révéler

    L'amour de sa beauté

    J'encaisse le revers

     

    Envolés mes vœux vifs

    Violents les récifs

    Vae victis disaient

     

    Les antiques latins

    Victimes du destin

    Aux gémonies vouaient





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