• Se succèdent les années des longues latences

    Je laisse mes anciennes vies s'évanouir

    Elles me deviennent doucement souvenirs

    Qui imposent douloureusement leur présence

     

    Mes jours disent leur monotone inconsistance

    Je ne vois rien ni personne vers moi venir

    Il me faut me satisfaire avant de mourir

    De la banalité en mode d'existence

     

    J'aurai beaucoup rêvé j'aurai beaucoup souffert

    Entrevoir l'idéal sans l'atteindre est enfer

    Ne plus rien espérer surtout ne pas attendre

     

    Apprécier les dons charmants de la vie reçus

    Sans se tourner vers ce qui n'arrivera plus

    Ni vers elle ma douce ma muse ma tendre


  • Apparaître disparaître

    Promettre recevoir

    Démettre décevoir

    Entrouvrir la fenêtre

     

    Faire en moi le feu naître

    Promesse de se voir

    Je ne pouvais savoir

    Tant naïf est mon être

     

    Je laisse couler mes pleurs

    Blessures de mon cœur

    Aux pensées malheureuses

     

    Souvenirs ineffaçables

    De beaux châteaux de sable

    Défaites amoureuses


  • D'un côté la vraie vie, celle des sensations,

    De partout autour de nous, elles nous parviennent,

    De la senteur des fleurs à la brise aérienne,

    Les goûts délicats, la variété des sons.

     

    C'est bien notre corps qui reçoit ces vibrations :

    Le privilège de notre nature humaine

    Est en ces dons, la nature devenue mienne

    Comme une savoureuse incorporation.

     

    D'un autre côté, la triste vie falsifiée

    Où l'artifice règne en maîtresse viciée,

    Les écrans installent leurs rigides parois ;

     

    Ce monde sans profondeur, de facticité,

    T'isole des autres et de l'humanité,

    Et toi tu te soumets aux algorithmes rois.


  • Elles emplissent l'espace

    Qui me ceint

    Et puis elles s'effacent

    Un matin

    Charmantes promesses

    Qui trépassent

    Et qui s'évanouissent

    Aux hélas

    C'étaient des espoirs d'homme

    Et d'amant

    Je cherche en vain le baume

    Apaisant

    Si chaque élan sincère

    Est brisé

    Alors je désespère

    À jamais

    J'en deviens sceptique

    En amour

    Moi qui fus fanatique

    De l'Amour

    Mais parlons d'autre chose

    Des saisons

    De la beauté des roses

    Pour qui donc

    Admirer seul n'a pas

    La saveur

    Du partage avec toi

    L'âme sœur


  • Forcément j'y pense comment n'y pas penser

    J'imagine de charmantes scènes lascives

    Et diverses ouvertures de perspectives

    Des exaltations et des soupirs insensés

     

    C'est assez souffert des cruautés du passé

    Voir enfin le bonheur espéré qui arrive

    Sous les traits de celle qui la vie enjolive

    La plénitude que rien ne peut dépasser

     

    Rêver mais rester dans les limites du rêve

    Puisqu'il faudra que nécessairement s'achève

    La visite gratuite des vains paradis

     

    Ils nourrissent l'esprit de grandes espérances

    Et de prières pour  l'effective présence

    De la muse mystérieuse qui mon cœur prit





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