• Il résiste à tout

    Pur amour sincère

    Deux âmes font paire

    C’est du cœur l'atout

     

    Toujours et partout

    La pensée légère

    Parcourt les éthers

    Il est tendre et doux

     

    Patience à l'épreuve

    Quand les corps se meuvent

    Dans l'éloignement

     

    Chaque heure qui passe

    Étrécit l'espace

    De l'embrassement


  • J'attends mon aimée

    La terre attend l'eau

    Comparer il faut

    Pour donner l'idée

     

    Privé d'essentiel

    Soif de ce qui manque

    La plante s'efflanque

    Mon âme est sans ciel

     

    Approche l'amie

    Retour à la vie

    Les jours vont passant

     

    Viendra salvatrice

    Présence et délice

    Bonheur des amants


  • Le mou malheur nous cerne

    Il est aveugle et ment

    Bientôt tout deviendra terne

    En son environnement

     

    Le malheur nous consterne

    Universellement

    Chacun de nous il concerne

    Plus ou moins cruellement

     

    C'est là le lot humain

    En bloc dur ou en poudre

    Hier aujourd'hui demain

    Lancinant ou brute foudre

     

    Il n'est pas en nos mains

    Il faut nous y résoudre

    Et s'il est nommé destin

    C'est pour ne pas en découdre

     

    Aussi fatalité

    Mineure est la nuance

    Où est la divinité

    Souhaitant notre malchance

     

    Prison passivité

    Soupirs pleurs alternance

    Faut-il rester alité

    Sentiment d'inconsistance

     

    Non ne capitulons

    Élisons le courage

    Et du pénible mouron

    Relevons notre visage

     

    En constatant les dons

    Pendant l'humain voyage

    Les fleurs et les papillons

    Et notre amour en partage


  • Le régime démocratique

    Est forcément antithétique

    Du génie et de la beauté :

    Vautré dans la médiocrité

    De satisfaction immédiate

    De la foule bête et béate,

    Il flatte les pires instincts

    Prenant chacun pour un crétin.

    Il est par conséquent flatteur

    De voir inconnue ma valeur ;

    Je ne veux donc qu'on m'applaudisse

    À l'aide de mains qui salissent.

    Encore faudrait-il qu'on me lût,

    De mes vers qu'on fût à l'affût...

    J'écris vainement dans le vide,

    Connais le même exil qu'Ovide

    Quand il fut au milieu des Parthes.

    Mais il n'est nul besoin que je parte

    Pour ressentir l'émoi cruel

    D'être seul sensé sous le ciel.

     

    Heureusement la Providence

    Veillait à ma rude malchance :

    Elle plaça sur mon chemin

    - ô généreux don du destin -

    Une fée vraie, une sœur-âme,

    Sous les traits d'une belle dame

    Qui me comprit, qui me comprend,

    Qui donne à ma vie de l'élan.

    Ma Muse, mon amie aimée,

    Ma divinité incarnée.

    C'est dans l'asile de ses bras

    Que je puis être vraiment moi.

    Elle est une heureuse présence,

    Une sublime récompense...

    Mais les mots sont insuffisants

    Quand sublimes sont les moments.


  • Ce jour tant orageux et si terne

    A permis heureusement d'emplir

    Les mares et les vides citernes

    Et de faire les jardins sourire

     

    Le sol sec et dur criait à boire

    Ses crevasses disaient le cruel

    Manque et le recours aux arrosoirs

    N'équivalait à la pluie du ciel

     

    Alors sois le bienvenu orage

    Gronde éclaire si tel est ton vœu

    Mais surtout ouvre de tes nuages

    Les vannes pour devenir pluvieux

     

    Je vois que se redressent les plantes

    Reverdissent les jaunis gazons

    La terre à l'eau se fait accueillante

    Et les fleurs multiplient leurs boutons





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