• J'aime la voir évoluer vibrante

    Comme si l'air frissonnait autour d'elle

    D'une aura qui ferait pâlir les ailes

    Des plus belles créatures volantes

     

    Je suis des yeux sa démarche envoûtante

    J'essuie mes yeux où ma larme étincelle

    Je suis ému quand sa grâce éteint celle

    Des modèles qui les podiums arpentent

     

    Je me sens soumis à cette élégance

    Mes lèvres sourient devant sa prestance

    Délicieux moment que cette avancée

     

    Pas à pas doucement si légère

    Suspension du temps sur cette terre

    Doux prélude d'un bonheur annoncé


  • Dans SMS il y a est-ce

    Quand est-ce qu'elle arrivera,

    Ce texto qui n'arrive pas...

    C'est d'être est-ce que vient la détresse.

     

    Dans SMS il y a aime

    Viendra-t-telle ma belle ou pas

    J'attends son message et voilà

    Que mon impatience est extrême.

     

    Dans SMS il y a est-ce,

    Comme un cycle plein de pourquoi...

    La même consonne,

    Et le téléphone

    Reste coi

    Allez sonne

    Que je lise

    Ce que disent

    Quelques mots

    Si vitaux

    Annonçant

    À l'amant

    La présence

    Belle immense

    De l'aimée

     

    Sera le moment de tendre est-ce

    Que tu m'aimes oui je t'aime

    Ce n'est plus l'écran qu'on caresse

    Et ce temps commençant par est-ce

    Ce temps béni de l'instant même

    Où s'accomplira la promesse


  • Le mot « poésie » commence-t-il bien 

    Avec « po » comme syllabe initiale ?

    Car « po » recueille ou matière fécale,

    Ou dans son contenant des fleurs retient.

     

    Mais « po » se caresse aussi de la main

    Quand après la consonne bilabiale

    Trois voyelles forment un son égal,

    Et que le terme passe au féminin.

     

    Vient ensuite une deuxième voyelle,

    Comme un « et » qui réunit lui et elle,

    Devient sa grande sœur si c'est « poème »,

     

    Ouvrant légèrement l'écartement,

    Comme si les lèvres des deux amants

    Avant de se joindre disaient « je t'aime ».


  • S'ennuyait en sa planète le dieu Saturne.

    Il la trouvait laide, il la nommait donc « sa turne ».

    Pour se faire rire il parodiait Galilée,

    En la regardant se disait : « Pourtant, ça turne ! »

    Traduction libre de l' « Eppur si muove »...

    Ce n'était pas que cela sentait si mauvais,

    Mais plus rien à découvrir quand il s'y mouvait.

    Il en fit tellement souvent le tour autour

    Qu'il inscrivit dans le ciel comme une arabesque,

    Comme des anneaux ronds dont on se demande « Est-ce que

    C'est normal ces cercles ronds circulaires ? »

    Furent conçues des lentilles lenticulaires

    Afin de percer de ces sphères les mystères.

    Après des années annuelles de travaux

    L'on fit entrer dans les annales les anneaux

    Qui permettaient au dieu divin taciturne

    - Ici j'éviterai l'ultime rime en -urne:

    Cela ferait le niveau du conte descendre,

    Je place dans l'urne du poème des cendres,

    Celles du dieu païen et de Galileo,

    Puisque je préfère faire monter Christ haut,

    Pauvre Jésus qui fut haussé au haut du mât

    Jusqu'à ce qu'enfin de ce Golgotha l'ôta

    La nécessité citée dans les Évangiles.

    Il fallut qu' apôtre Pierre tombât le masque.

    Je ne sais pas si l'on écrivit ici gît le

    Christ mais si vous connaissez ses divines frasques...

    Inutile de faire le récit reçu,

    De citer le ressuscité nommé Jésus.


  •  

    Belle marquise vos beaux yeux me font mourir

    D'amour. Quand les mots manquent l'hyperbole arrive.

    Qui voudrait étant amoureux que mort s'ensuive ?

    Tant à vivre avec elle, à sourire, à jouir !

     

    D'aucun se voient comme de malheureux martyrs,

    Se plaignant du sort, mais font dans la récidive.

    Au piège sisyphéen de l'alternative,

    Espérant, désespérant, ne sachant choisir.

     

    Ils prient les dieux, les chérubins, les anges,

    Ils aiment cette souffrance qui les démange,

    Et voudraient trouver de leur émoi l'expression,

     

    De leur sentiment la correcte équivalence,

    Mais à l'aune de leur âme l'insuffisance

    Du verbe ajoute du trouble à leur impression.





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