• Jours suspendus et languissants

    Où je suis là sans vraiment l'être

    Mon âme d'amoureux amant

    Est comme Emma à sa fenêtre

    Je suis bien plus ailleurs qu'ici

    Vœux prières et confiance

    Mêlent leurs voix en mon esprit

    Mon soutien moral à distance

    Je connais ses capacités

    L'étendue de ses aptitudes

    Sa belle sensibilité

    Sa persévérante attitude

    La récompense du mérite

    Du travail ardu de la finesse

    Doit en passer par certains rites

    Pour que l'État les reconnaisse

    Nul besoin pour moi de cela

    Sa valeur ne s'estime pas

    À l'aune de papiers-diplômes

    Je n'ai jamais connu – foi d'homme

    Avant d'avoir l'immense chance

    De partager quelques moments

    Avec son être si charmant -

    De femme à tel point d'excellence


  • Être à la fois - c'est ainsi - soumis à l'espace

    De son être corporel, et sentir qu'ailleurs

    Est sa part spirituelle, est une douleur

    D'autant plus vive que jamais elle ne passe.

     

    En cet ailleurs, où je sens mon être à sa place,

    Rêve celle dont la présence m'est bonheur.

    À moi pense-t-elle, moi qui l'ai dans le cœur,

    Moi qui lui parle comme dans un face à face ?

     

    Elle est mon désir, mon vœu, ma soif et ma faim,

    Mon destin, qui sait ? L'avenir est incertain

    Quand il garde du passé de vives empreintes...

     

    Faut-il en faire une malheureuse prison,

    Si nous vivons intensément notre unisson ?

    Écartons, ma belle, les barreaux des contraintes.


  • Je sens sa présence

    Sa douce douceur

    De nos vies l'essence

    Non loin du bonheur

    Je la sens si proche

    Unis en pensée

    Nos cœurs qui s'accrochent

    Harmonie sensée

    Nos être sensibles

    Comme ils se comprennent

    C'est de l'indicible

    Nos âmes nous mènent

    Même amour des mots

    Des fleurs et des ailes

    De ce qui est beau

    La même étincelle

    Fait briller nos yeux

    Que la vie est belle

    Quand sommes à deux

    En cas de partance

    Dessous d'autres cieux

    Je sens sa présence

    Je suis amoureux

     


  • Les rengaines, les chansons et les ritournelles

    Usent des mêmes mots, des mêmes refrains

    Pour dire les émois, les « donne-moi ta main »,

    La phrase sempiternelle « je ne veux qu'elle ».

     

    Et bien entendu, c'est toujours le même thème,

    Mêmes métaphores devenues catachrèses,

    De feu, de flamme, d'incendie, d'ardente braise;

    Les rimes sont faciles, forcément les mêmes.

     

    Pour les plus lettrés des tirades poétiques

    Diront leur amour de manière pathétique,

    Ils trouveront chez Musset ou chez Aragon

     

    La belle façon de dire ce qu'ils ressentent.

    J'essaie moi aussi d'en trouver d'équivalentes,

    Mais nul besoin des mots quand nous nous regardons...


  • Les faibles et graciles rayons d'espérance

    Seraient-ils peu à peu vainqueurs

    Et si je vivais ces jours d'avril l'expérience

    De la vérité du bonheur

     

    Est-ce suspension de successives souffrances

    La fin des blessures du cœur

    J'aborde prudemment mais non sans impatience

    Ces doux rivages prometteurs

     

    Et si les yeux bienveillants de la providence

    Par des signes avant-coureurs

    M'invitaient à saisir joyeusement ma chance

    En me conduisant au bonheur

     

    Je ne la verrai pas comme une récompense

    Seulement un changement d'heur

    Vers un bel avenir souriant je m'élance

    Et j'en sens déjà les saveurs





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique