• C'est ici que je vieillirai tranquillement...

    Pavillon modeste, mon jardin, mes poules, 

    Loin du bruit, loin des pollutions, loin de la foule

    Mes livres seront mes autres médicaments...

     

    Il faudra renoncer à mes rêves d'amant,

    Accepter d'être seul tous ces jours qui s'écoulent,

    Regarder au ciel les nuages qui roulent,

    Écrire mes souvenirs peut-être en pleurant...

     

    Je verrai des moments heureux les images,

    Comment pourrais-je oublier son charmant visage,

    Ses yeux dans lesquels parfois les miens ont plongé...

     

    Saurai-je exprimer le sentiment de bien-être,

    Bonheur que je n'avais jamais pensé connaître,

    Que sa seule présence pouvait me donner...


  • Comment se pourrait-il qu'un Dieu,

    Fût créateur de cette engeance

    De cette humanité qui pense

    Et n'agit que dans l'odieux

     

    Il lui aurait donné des yeux

    Un corps un cœur aussi cinq sens

    Une certaine intelligence

    Dont l'usage est calamiteux

     

    L'homme abîme tout ce qu'il touche

    Vit pour son ventre et pour sa bouche

    Invente la sale industrie

     

    L'argent la science le commerce

    Le progrès illusion qui berce

    Et tue la Terre son amie


  • Quand je vois mes poules aller en picorant,

    Je les plains d'être dépourvues de leurs deux bras.

    Leurs ailes (sans jeu de mots avec « zèle, non pas)

    Ne sauraient faire office de ces instruments.

     

    Elles me plaisent avec leur air claudiquant,

    Trouvent des ressources sans ce qu'elles n'ont pas ;

    Elles savent s'adapter ainsi à leur état.

    Mais, tristesse ! Pour elles pas d'embrassement !

     

    Bon, passons à l'explication métaphorique

    À la suite de l'évocation bucolique.

    Les poules donc ne peuvent être vues coupables

     

    De n'user de ce dont elles sont démunies.

    Or, tous les hommes ont un cerveau, m 'a-t-on dit...

    De penser alors devraient-ils être capables...

     


  • Magie des moments merveilleux

    Que je l'aime ma magnifique

    Mille mercis à ma magique

    Que j'admire en homme amoureux

     

    Mettre au monde un monde harmonieux

    Sentiments mutuels mystiques

    Soumis à la même musique

    Mais sa main dans ma main c'est mieux

     

    Malgré les médisants mesquins

    Ministres mauvais du Malin

    Marchons où notre chemin mène

     

    Nous méritons cet autre monde

    Que ne marque la mappemonde

    L'Amour s'y meut beau phénomène


  • Nous marchons côte à côte et nos épaules

    Guidées par l'envie partagée se frôlent

    C'est le désir avant qu'il ne se pose

    L'amour qui dans sa douce douceur ose

    C'est le baiser sans les lèvres rejointes

    C'est le pardon de la surprise feinte

    C'est le corps qui de l'autre touche le corps

    Dans un mouvement que l'on veut encore

    La caresse soudaine accidentelle

    C'est délicat comme de la dentelle

    La charmante promesse d'elle-même

    C'est le signe que peut-être elle m'aime

    Un contentement passager qui passe

    Qui provoque un sourire sur nos faces

     

    Ainsi aurai-je frôlé son corps et le bonheur

    Et senti pencher vers moi l'élue de mon cœur.





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