• Nos moments

    Ses mots mentent

    Ses promesses

    Ma détresse

    Pas d'amour

    Sans preuves

    Sans épreuves

    Quitté pour

    Qui pourquoi

    Et moi

    Tout en don

    Attendons

    Disait-elle

    J'attendais

    Ma belle

    Le respect

    De ma mie

    De sa vie

    Là-bas

    Son époux

    Ses enfants

    Fallait pas

    Faire un nous

    En avant

    Revenir

    Dix fois toi

    Souffrir

    Onze fois

    L'onzième

    Dure encore

    Je t'aime

    Je t'adore

    En dépit

    De tout

    C'est fou

    C'est dit


  • Elles ont dans le tiroir un polichinelle,

    Elles en coupent les ficelles.

    Ils laissent au mouroir hospice leur vieux en vie,

    Ils voudraient qu'on l'euthanasie.

    La terre est don, promesse de vitalité,

    On glyphosate à la tuer.

    Ils se micro suicident à chaque cigarette,

    Le cancer leur fera la fête.

    Ils tuent à tout va, violents jeux vidéos,

    Ou se colorent pour du faux.

    Même leurs cerveaux, s'ils en ont, est moins vivant

    Que celui du moindre rampant.

    Car l'amour de la mort guide leurs existences,

    En prennent-ils au moins conscience ?


  • En panne d'inspiration, je me demande

    Quel sujet aborder sous forme de sonnet…

    Qu'écrire donc ici qui ne soit trop laid,

    Qui ne mérite louange ou réprimande.

     

    Vais-je en appeler à ma muse polémique,

    Elle qui me vaut des foudres d'inimitié ?

    Mais il faut bien par les mots les méchants châtier,

    Les jaloux, les pervers, les salauds hystériques.

     

    Je connais aussi la joie d'aimer ou d'admirer,

    L'envie naïve de verbalement louer

    Les dons vrais, les chances, les amis, la nature…

     

    Par-dessus tout, par delà les pouvoirs des mots,

    En mon âme blessée luit le souvenir beau

    D'un amour lumineux qui poursuit son murmure...


  • Vont et viennent les mésanges

    Piaillent les volatiles

    Passent les passants étranges

    Et leur chien au bout d'un fil

    Sortent de terre timides

    Petites feuilles issues

    Des alignements rigides

    Sous la ficelle tendue

    Loin le village voisin

    Dresse son joli clocher

    J'aime dès le clair matin

    Cet horizon contempler

    À main gauche des pâtures

    Accueillent vaches et veaux

    Ils ont l'ombre des ramures

    Pour s'abriter aux temps chauds

    J'aime ce coin de campagne

    C'est mon côté bucolique

    Je laisse châteaux en Espagne

    Ou bien royaumes d'Afrique

    Aux ambitieux prétentieux

    Je préfère voir pousser

    Entre la terre et les cieux

    Légumes du potager

    Cueillir aux fruitiers les fruits

    Composer simples menus

    À partir de mes produits

    À l'assiette parvenus

    La nature est ma complice

    Mon refuge ma beauté

    De solides liens se tissent

    Entre elle et son jardinier

    Elle ne me déçoit pas


  • Chasser de ses pensées la pesante tristesse,

    S'efforcer de se forcer à recolorer

    De teintes vives les ternes morosités,

    Ne sombrer sous les ombres tristes de détresse,

     

    C'est le flux fatal qui menace ma faiblesse,

    Charriant en son flot des images acérées,

    Persistance crânienne d'échos du passé,

    Regrets d'inaccompli, nostalgie de jeunesse…

     

    Me raidissant contre cet entraînant courant,

    Je reprends le gouvernail volontairement,

    J'élis le cap, à ma conscience j'ordonne

     

    De gagner la terre ferme du réconfort,

    Reprendre pied pleinement sur le riant bord,

    Prêt pour les élans et les chances qu'on me donne…





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