• Que faire de ces heures où rien ne se passe ?

    Où le temps ne passe ?

    Pensées m'assaillent, me zoulent où, me serrèrent, me bouchent même…

    Vers où ? Double tour. Fermeture en somme.

    Envie de dormir et toujours en train de rêver

    Au sommeil qui n'arrive pas, rivé à la veille…

    J'essaie, je renonce, je ressaie, pisser, y raller au lit…

    Droite, gauche, ouvrir, fermer, sasser, ressasser assez

    Pour en frissonner d'angoisse. Chasser les tristes pensées.

    Télé à saute-chaîne, sottes chaînes, mieux valent les moutons ;

    Telle est-elle à zappeur et avec reproches :

    Défilé des filles sans rien dans la caboche,

    Ne valent pas mieux les mâles. Anges ?

    Qui veut le faire fait la bête.

    S'accumulent les hystéries, les inepties,

    Cauchemars de l'arrêt alité, telle est réalité

    Des écrans crasseux, cris crissant ma nuit d'ennui.

    Hanounagui, et vaseline Thomas, maîtres à sous-penser, à ne pas penser.

    Enfin … des animaux… de la nature… de la beauté…

    C'est fou comme tout est mieux sans les hommes.

    Ce n'est pas ce qui fait revenir le somme.

    J'éteins, je flotte, dans l'entre-deux.

    Je n'en pense pas moins.

    Je pense à mon amour,

    À nos beaux jours,

    Et je pleure …

    J'allume, les mots me viennent,

    Je t'aime mon Amour,

    Demain il fera jour,

    Et peut-être…

    Une lettre,

    La voir apparaître ?

    Image d'or…

    Dors...


  • Je t'aurai aimée au sommet de ton art

    De ton art d'être femme

    D'être femme de quarante ans

    Je t'aurai connue nue aussi

    Aussi belle nue que vêtue

    Je t'aurai connue en amante

    En amante impatiente amoureuse

    En amante pleine de promesses

    Promesse non tenue d'être ma femme

    Femme que je voulais pour épouse

    Épousons-nous Marion nous

    Marions-nous ma belle

     

    Ma belle n'est pas là

    Pas là n'est le bonheur avec elle

    Nous ne nous dégraderons pas ensemble

    Ensemble nous ne vieillirons pas

    Tu ne tiens plus à moi

    Ma marionnettiste

    Que par les fils de mes souvenirs

    Qui reviennent sans cesse

    Au présent du passé défuturé

    Aux yeux de mon esprit reviennent

    Aux yeux de mon visage s'écoulent

    Ton sourire ton œil ton rire retenu ta voix

    Aux inflexions charmantes

    Tes je t'aime tes tu me manques

    Tout de toi me manque

    Je t'aimais comme un fou sage plein d'espoir

    Comme un fou désespéré je t'aime mon Amour

    Je te le crie dans le vide de mes jours vides

    Je te le murmure entre les draps où tu n'es pas

    Ma vie était à toi

    Tu me l'as rendue

    La voilà vomie pas digérée

     

    J'irai dire à Dieu mon irradiation

    Ma radiation des rayons de ma Marion


  • Quand je pense à qui l'on me compare,

    J'en ressens des frissons de dégoût.

    Aucune égalité entre nous,

    Car une humanité nous sépare.

     

    Je goûte l'impopularité,

    Si pour être comme eux populaire,

    Il faudrait leur morale misère,

    Leurs calculs aux petits intérêts.

     

    Ils passent pour ce qu'ils ne sont pas :

    L'hypocrisie vile est leur domaine,

    Ils croient être des rois et des reines…

    Dans l’œil n'avez-vous pas le compas ?

     

    Ils répandent alentour leur merde,

    Salissent même ce qui est pur :

    Amour, amitié sont mots obscurs

    À ceux qui dans le vice se perdent.


  • Rousseau avait raison, Voltaire était incon-

    Séquent. C'est quand on se dessille les yeux qu'on

    Voit l'évidence qui les crevait, vraie, nue, laide :

    Les vies dansent sur un volcan, qui crie à l'aide.

    Sauvez nos âmes abîmées des faux amis,

    Messages pas sages vous susurrant enri-

    Chis-toi. Sois numéro neutre, l'homme-machine,

    Soumis pas de bon sens à la méchante usine,

    Qui salit, pollue et précipite à sa fin

    L'intégralité du genre qu'on dit humain.

    On en connaît pourtant les néfastes rouages,

    Leurs échos nommés proviennent du fond des âges.

    D'autres voies autrefois, d'autres voix du passé

    Ne furent entendues, qu'il fallait écouter.

    Maître argent créa l'envie, vraie mort promise,

    L'enjeu joué ne valant pas vrai-ment la mise.

    L'homme préféra s'esclaver à tous ses dieux,

    Dont le pire est peut-être le Commerce odieux,

    Profit, finance, ensevelissement morbide,

    Où les âmes s 'anéantissent en sordide.

    Notre terrestre hôtesse est violée chaque instant,

    Elle en crève devant nos regards consentants.

    Non assistance à mère en danger est le crime

    Plus que gravissime, bêtise stade ultime.

    D'égoïstes jouisseurs choyant leurs plaisirs

    Privent ainsi leurs propres enfants d'avenir.

     

    Celui qu'on disait misanthrope aimait la vie

    Bien mieux que le spécialiste de l'ironie.

    Son simplisme et sa bêtise le révoltèrent :

    Il avait raison Jean-Jacques, leurré Voltaire.

     

     


  • Le comble de toi

    C'est que je suis seul

    Mal isolé

    C'est qu'entre toi-z-et moi

    C'est la distance de la tuile

    C'est que nous détenons morte aise

    C'est que je rêvais luxe call me velouté

    C'était clair aussi au battant de mon cœur

    C'est casse toi

    Va cheminer

    Brame à poutre

    Elle a fait du logis des cendres

    Entre le feu naître

    Et la foi y est et m'accusait

    J'avais pourtant l'espoir chevillé

    Mais les vers ont rongé

    Les vers arrangés

    Ne me comblent pas

    De toi

     





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