• LD (9)

    Courriel à M.M. 3/12/15 12:15

    Bonjour Monsieur
    Je suis allé voir mon médecin qui m'a prescrit un arrêt de travail jusqu'à samedi.
    Mes réflexions:
    - je souhaite m'entretenir avec le père de M****, et avec elle si elle le souhaite;
    - je souhaite que vous me proposiez un avocat;
    - je souhaite un apaisement, mais si la plainte n'est pas retirée, je pense en déposer une à mon tour pour dénonciation calomnieuse (il n'y a pas eu de harcèlement, et encore moins sexuel), au nom du préjudice moral.

    Réflexions d'une autre nature:
    - je suis prêt à pardonner à M****;
    - mes étudiants n'ont pas à pâtir de la situation injuste qui empêche leur professeur d'exercer sa fonction de préparation aux concours;
    - en analysant les différentes phases de ce qui s'est passé depuis un mois, je suis convaincu que M**** est manipulée par une de mes collègues, qui a trouvé par là le moyen de se venger.
    A votre disposition pour évoquer ces points.
    XH innocent et victime.

     



    Le 03/12/2015 17:52,

    Bonsoir X
    Veuillez excuser ma réponse tardive, mais les journées sont chargées
    Quelques remarques et réflexions sur vos réflexions.
    Je n'ai pas eu de demandes de la famille allant dans le sens d'une rencontre et comme je vous l'ai indiqué hier soir, il ne me semble pas que nous soyons dans cette immédiateté.
    Pour ce qui est de l'avocat, je dois garder la plus grande neutralité vis-à-vis de l'étudiante et vis-à-vis de vous.
    Nous restons depuis hier dans l'accompagnement des personnes, et en AUCUN CAS dans le jugement.
    Je vous invite, le cas échéant, à vous rapprocher d'un conseil juridique de votre choix.
    Vous êtes bien sur libre de vous défendre selon toutes les formes que la justice met à votre disposition. Je n'ai pas de "droit" sur cette décision.
    Toutefois, comme je vous l'ai indiqué hier soir, je pense que du recul et le plus grand discernement sont nécessaires en période de crise.
    L'immédiateté de votre réaction n'est donc pas, selon moi, nécessaire.
    Il convient d'attendre la décision de transmission (ou non) de cette plainte au Tribunal et la décision du Recteur.
    Toutefois, ce n'est qu'un avis, non qualifié, là aussi un juriste sera plus éclairant.
    Pour le reste de vos réflexions, je les ai lues mais elles ne nécessitent, de ma position, aucun commentaire
    Je vous confirme qu'à l'issue de votre arrêt de travail et en l'absence de décision de l'autorité rectorale, vous pourrez reprendre vos enseignements la semaine prochaine selon votre emploi du temps habituel.
    Dans ce cas, je vous invite à la plus grande discrétion et à prendre le recul nécessaire par rapport à la personne concernée.
    Je vous invite en particulier à différer toutes entretiens de "colles" éventuels avec cette personne.
    Cordialement
    M.M

    3/12/15 19:37

    Monsieur M.
    Je suis dans l'analyse de la situation et dans la volonté de ne pas laisser triompher le mensonge.
    Donc je me défendrai, en épargnant M****, sauf si je devais intenter une action en justice pour dénonciation calomnieuse. Je sais déjà que les faits ne méritent pas les termes que vous m'avez transmis. Et s'il le fallait, je ferais savoir à mes collègues et aux étudiants ce qui s'est passé réellement.
    Mais j'espère que la sagesse l'emportera, et mon état d'esprit est à la conciliation avec M****, et son père, avec qui j'aimerais discuter. Pourriez-vous lui transmettre ma demande? Quant à ma collègue, c'est une autre histoire.
    Je ne vous demande pas de me juger, mais de me faire confiance.
    XH

     

    Courriel 4/12/15 11 :31

    Bonjour Maître
    Je souhaite vous rencontrer pour deux raisons très différentes.
    [...]
    La deuxième est délicate et nécessite un entretien en tête à tête. Elle n'est pas liée au divorce, mais comme vous êtes le seul avocat que je connaisse, et que j'ai apprécié le travail que vous avez fait, je m'adresse à vous.
    XH

     

    5/12/15 11:06

    Bonjour D***
    N*** se venge de moi. Je sais l'amitié que ta femme et toi avez avec elle. Mais je m'adresse à toi pour que tu saches que je n'ai en aucune façon eu des gestes ou des intentions condamnables. Et aussi pour te demander des nouvelles de M****, pour qui je m'inquiète. Il me démange de lui demander directement, c'est peut-être encore trop tôt. Je suis déçu de savoir qu'elle s'est laissée influencer et manipuler par notre collègue. Je  considère M**** comme une autre victime des manœuvres très malsaines de ton amie. Je ferai tout ce qui est possible pour épargner M****, mais je me battrai pour rétablir la vérité, et déposerai une plainte pour dénonciation calomnieuse si celle qui existe contre moi n'est pas retirée.  Et s'il le fallait je n'hésiterais pas à dire à mes collègues et aux étudiants ce qui s'est passé.
    Dans cette histoire, il y a une coupable, la comédie a assez duré.

    Quelques remarques complémentaires:
    - je souhaite aussi un apaisement,
    - mon honneur a été sali, je ne me laisserai pas accuser sans réagir, et exigerai réparation du préjudice  moral sauf en cas d'arrangement,
    - je n'en veux pas à M****, mais à N***, qui l'a utilisée pour satisfaire son désir de vengeance, je me tiens prêt à discuter avec le père de M****, si sa fille ne veut pas me parler,
    - comment va-t-elle?
    - je pense reprendre mes activités professorales dès lundi (colles).
    Bonne journée.
    X

     

    Le 05/12/2015 13:56, D*** a écrit :

       Bonjour X,
       J'ai bien reçu ton mail. Tu te doutes que cette regrettable histoire me consterne.
      Je pense que, pour le moment, il faut aller vers un apaisement. C'est pourquoi mon conseil serait de ne pas chercher à entrer en contact dans  les jours qui viennent. Ce qui aidera M**** qui a besoin d'être protégée.
       D***

     

     

    6/12/15 20:57

    Bonsoir C***
    J'ai écrit également à É*** pour lui demander de vous communiquer les possibilités de colles pour rattraper celle qui n'a pu avoir lieu mercredi dernier. Je viendrai demain pour en faire passer (normalement...). Il me reste des plages libres aux horaires suivants (passage): 16h45, 19h15 et19h45. Il y aura aussi des possibilités le lundi suivant.
    Avez-vous eu le poly concernant le calendrier des travaux? J'avais demandé à A*** de s'en occuper.
    Merci. Bonne soirée. A demain (peut-être).
    XH

     

    6/12/15 21:40

    Bonsoir V***
    Je me permets de passer par vous parce que j'ai vos coordonnées.
    J'espère pouvoir faire passer les colles prévues demain (il reste un léger facteur d'incertitude que je ne maîtrise pas). Sauf contretemps elles auront donc bien lieu. Pouvez-vous le dire à vos camarades (affichage sur le tableau prévu à cet effet)? Et signaler aux victimes collatérales d'événements récents qui m'ont empêché d'être là la semaine dernière qu'il reste des places (cela concerne M, E, E, G) à 16h45, 19h15, et 19h45.
    Je vous remercie.
    XH

     

    Le 7 décembre 2015 à 09:49

    Bonjour Monsieur,
    Je vais passer le message auprès des élèves qui ont khôlle avec vous aujourd’hui. Est ce toujours d’actualité?
    Je m’arrange également avec les élèves qui n’ont pas eu khôlle la semaine dernière.
    V***


    ‎07/‎12/‎2015 10:00
    Bonjour X,

    Je me permets de revenir vers vous pour évoquer la ou les semaines à venir.

     N’ayant pas de nouvelles de la commission juridique du Rectorat, je vous informe que vous pouvez, dans cette attente, reprendre vos cours selon votre emploi du temps habituel.

    Toutefois, et tenant compte des circonstances, je vous remercie de différer, jusqu’à nouvel ordre, TOUTES vos heures de colles.

    Je vous invite également à limiter votre présence dans l’établissement à vos seules heures de cours collectifs. 

    Dans l’intérêt de tous, nous avons choisi à ce jour de ne communiquer d’aucune manière sur les faits qui vous sont reprochés, ni en interne et donc encore moins en externe.

    Je vous invite, là aussi, à adopter la mesure nécessaire dans vos communications tant ce dossier pourrait être lourd de conséquences pour vous-même et pour l’Institution dans laquelle vous enseignez.

    Merci enfin de ne pas approcher l’étudiante qui a déposé une plainte contre vous. 

    Il convient en tant qu’adultes responsables que nous l’aidions à retrouver confiance et joie de venir à ***

    Cordialement 

    M.M

     

     

    7/12/15 14:06

    Bonjour B***
    Je suppose que tu as encore des contacts avec le syndicat. J'aimerais rencontrer un syndicaliste habilité à traiter d'affaires délicates pour envisager la suite à donner dans ce qui m'arrive: une plainte pour harcèlement sexuel a été déposée contre moi par une étudiante de KL (rassure-toi, c'est de la calomnie, téléguidée par N*** qui a trouvé là une bonne occasion de se venger). Je suis abattu par cette situation, et me demande si je vais savoir poursuivre mes cours et ma carrière d'enseignant. Je souhaite laver mon honneur, et aussi connaître les possibilités d'arrêt d'activité. Comme tu connais ma situation financière, tu imagines mon angoisse aussi de ce côté-là! Je vais me renseigner auprès de mon banquier pour savoir si l'assurance des prêts couvre une perte d'emploi, ou une formule de confiscation des biens, que sais-je encore?
    Merci pour ton aide. Sache que je mérite ta confiance.
    X

     

    Le 07/12/2015 17:09, A*** a écrit :

    Cher Monsieur,
    Pour faire suite à votre mail, et à votre passage en mon cabinet ce matin, je vous propose de vous recevoir en rendez-vous ce [...]
    Pouvez-vous me préciser par retour si ce créneau vous convient?
    Je le bloque d'ores et déjà en mon agenda, compte tenu de l'urgence de la situation que vous avez décrite à ma secrétaire.

    Bien Cordialement

    A***

     

    7/12/15 17:22

    Bonsoir Maître
    Ce sera bon pour moi.
    A demain.
    Salutations distinguées.
    XH

    7/12/15 18:29 

    Monsieur
    Après notre entretien de ce matin je ne suis plus sûr de pouvoir tenir le choc physiquement et psychologiquement. Il me faut envisager avec vous les conditions d'un retrait total de ma part. J'aimerais vous dire d'homme à homme bien d' autres choses, mais je tiens compte des étapes dont vous parliez.
    Ce qui est prioritaire pour moi: réparer ce qui est réparable, et ne pas faire des KL, excellente promotion, des victimes supplémentaires pour leurs réussites aux concours.
    Ma tristesse est immense.
    X
    H

    Le 7 décembre 2015 à 16:46, V*** a écrit :

    D'accord je fais passer le message à la classe.
    Bonne soirée.
    V***

    Le 07/12/2015 17:47, M.M a écrit :

    Bonsoir X

    Si vous le pensez nécessaire un arrêt de plusieurs jours peut vous aider à retrouver de la sérénité.[...] 

    Bien à vous
    M.M

    7/12/15 18:29

    Bonsoir Monsieur
    Outre mes défauts reconnus devant vous ce matin (sensible, romantique, sentimental, naïf, spontané, sincère, esthète, perfectionniste, littéraire, utopiste, direct, ...), j'ai aussi la prétention de bien faire mon métier, plus une passion qu'un métier d'ailleurs. Ma vie est pleine d'ennuis de natures diverses depuis quelques années, me restaient comme lieux d'épanouissement et de bien-être la maison dans laquelle je demeure depuis le 6 août et les Classes Préparatoires. La rencontre avec M****, je l'ai vécue aussi comme une chance, un cadeau du Ciel, une sortie de tunnel. Enfin la vie me souriait, tout allait mieux: nous nous comprenions. Et puis...
    J'ai demain trois rendez-vous: un avec un avocat, un autre avec mon banquier pour faire le point sur ma situation en cas de perte d'emploi, un autre avec mon médecin.
    L'idée de voir des regards hostiles, préparés par l'action insidieuse de qui vous savez, de la part d'étudiants que j'aime bien, pour lesquels je travaille énormément, avec qui j'entretenais de très bonnes relations, me fait souffrir par avance. Je crains de craquer, ou de me laisser aller à dire des vérités.
    Mais je me dois de leur donner des cours, qui sont prêts, plus que prêts.
    Voilà mon état d'esprit de ce soir, je suis moralement affecté, je ressens surtout un sentiment d'absurdité et d'injustice. Quiconque fait de l'Amour un crime est criminel. Et que dire de l'instrumentalisation d'une étudiante pour satisfaire une soif égoïste de vengeance personnelle. [***]
    Merci pour votre message. je ne voulais pas tout cela. J'ai mal.
    Bonne soirée Monsieur.
    XH 

    Le 08/12/2015 12:39, V*** a écrit :

    Bonjour Monsieur,
    La classe aimerait savoir si vous assurez les cours de lettres de jeudi et vendredi, et si ce n'est pas le cas, auriez vous des dernières instructions sur le concours blanc qui approche ?
    Bonne journée, respectueusement.
    V***

    8/12/15 12:58

    Bonjour V***
    Compte tenu de la situation dans laquelle on m'a mis, je n'ai en principe pas le droit de communiquer avec aucun étudiant. Je comprends votre question et vais y répondre. J'ai mis dans le casier de M.F*** vos copies de DS pour que vous en profitiez. J'ai joint aussi une feuille récapitulative de mes remarques. Je ne suis pas en état moral et psychologique d'assurer mes cours. Je ne sais ce qui se dit, vous entendrez peut-être sur mon compte des accusations. Je vous assure qu'elles sont calomnieuses, et que je n'ai aucunement mal agi. Gardez pour vous ces mots, parce qu'on pourrait les considérer comme une désobéissance aux ordres que j'ai reçus.
    XH

     

    8/12/15 19:08

    Bonjour madame
    Quand serait-il possible de vous rencontrer ou téléphoniquement pour me renseigner sur les permissions d'absences d'ordre médical, et des conséquences salariales? Je n'exclus pas non plus de quitter l'enseignement.
    Salutations.
    XH

     

     

    9/12/15 10:58

    Bonjour T***
    En principe je n'ai pas le droit de communiquer avec aucun étudiant, mais je n'aime pas trop obéir aux ordres stérilisants.
    Ma question: comme il est très possible que je ne remette plus les pieds et le reste dans votre classe, comme je considère qu'il n'est pas normal d'ajouter des injustices aux injustices, en vous privant de mes cours que je crois utiles pour vous, je me propose de les envoyer à qui les voudra. Mais comme c'est un travail astreignant de tout dactylographier, que je ne veux passer du temps pour rien, j'aimerais savoir si, selon vous, cela pourrait rendre service à quelques KL, pas encore trop contaminés par la t***isation des esprits, et qui peuvent faire la part des choses, imaginer que les accusations dont je fais l'objet sont mensongères et diffamatoires, qu'on les prend en otages, qu'on règle des comptes personnels en manipulant des personnes fragiles, et un fan-club aveuglé par l'esbroufe?
    Bon je résume: seriez-vous, T***, et d'autres éventuellement, intéressés par des envois de cours?
    NB Je suis en arrêt maladie. Je pense mettre un terme à ma carrière d'enseignant. Ce n'est pas un aveu de culpabilité, puisque je n'ai rien fait de mal, c'est un découragement total.
    XH

     

     

    9/12/15 11:08

    Bonjour Madame
    Quelques renseignements préliminaires pour vous permettre de mieux comprendre mes attentes.
    Je fais l'objet d'une plainte diffamatoire qui m'atteint au plus haut point. Je ne me sens pas capable de me présenter devant des étudiants à qui l'on fait croire que je me suis mal comporté. J'ai donc demandé à mon médecin un nouvel arrêt de travail pour 10 jours (jusqu'aux vacances). Mais cette affaire me fait remettre en cause le reste de ma carrière que je pense stopper ici. Seulement il faut vivre et rembourser ses dettes. Quels sont mes recours et les démarches à effectuer? Jusqu'à quand mon salaire sera-t-il versé, dans quelle proportion?
    XH

     

    Le 09/12/2015 16:39, Y*** a écrit :
    X
    Je n'ai pas trouvé les copies de HKI dans ton casier. Les poly pour les KL sont-ils ceux où il est question des interrogations des mois de février et de mars ?
    Qu'en est-il à ton sujet ? Es-tu suspendu ? As-tu rencontré les autres personnes concernées par ton affaire ?

    Y***

    Bonsoir Y***
    V*** m' a signalé qu'elle avait récupéré les copies de DS HKI. Donc ne t'inquiète pas pour cela. Quant au poly à remettre aux KL, c'est une sorte de programmation avec des dates et des travaux, donc ce doit bien être ce dont tu parles. Mais je ne suis pas sûr que tu doives les distribuer: tu passerais pour un complice du pervers, et tu verrais certainement des étudiantes ne pas vouloir les prendre ou les jeter, chiffonner, déchirer ostensiblement. Et de toutes façons, je suis décidé à ne pas reprendre mon enseignement. Je m'en sens incapable: affronter des regards hostiles,  des personnes qui croient ce qu'on leur a raconté. Quelque chose est cassé en moi. Je suis en train de voir comment je peux faire dans les mois et années qui viennent pour survivre. J'ai rencontré un avocat, mon banquier, mon médecin. Ce dernier m'a mis en arrêt dans un premier temps jusqu'aux vacances, et je ne veux plus, je ne peux plus remettre les pieds et le reste à ***. Ce qui me dérange, c'est que les étudiants pâtissent de faits qui leur échappent, de la volonté de leur responsable (?) de classe de faire passer sa vengeance personnelle avant l'intérêt des étudiants. J'ai donc passé ma journée à taper le cours de Céline que j'avais commencé. Si tu sens une demande de certains de l' avoir, je leur enverrai. Je vais demander un rendez-vous à Mme D*** pour examiner avec elle mes conditions de sortie de mon professorat. Il y a peut-être un placard à occuper quelque part.
    Merci et bonne soirée.
    X

     

    9/12/15 20:21

    Bonsoir C**
    Je ne sais ce qui se raconte. Ce que je sais, c'est que la calomnie m'affecte au point que je suis incapable de revenir faire cours. Je ne sais d'ailleurs pas si je saurai refaire cours un jour. Mais je pense à mes étudiants et à leurs concours. Je vous propose de vous transmettre mes préparations (j'ai passé ma journée à dactylographier la suite du cours sur le style de Céline). Pensez-vous que des étudiants de KL seraient intéressés pour les avoir? Si la réponse est non, je ne me fatiguerai pas à poursuivre, si la réponse est oui, faites-le moi savoir, et je continuerai à vous proposer des envois. Normalement je n'ai pas le droit d'entrer en contact avec vous, mais la cause vaut bien une entorse aux injonctions stérilisantes.
    XH

     


    Le 11/12/2015 14:55

    Madame D***
    Je souhaite aborder avec vous la façon dont la suite de l'affaire dans laquelle on m'a embarqué est envisagée.
    Voilà plus d'une semaine que j'ai appris qu'un étudiante avait déposé une plainte contre moi. Je n'en ai pas eu le détail, mais je sais qu'elle est diffamatoire. Elle met en cause mon honnêteté morale et salit ma réputation. Je suis victime d'une vengeance de la part d'une collègue qui a instrumentalisé l'étudiante pour assouvir sa haine.
    Je suis prêt à donner détails et explications. Je ne me sens plus capable de faire cours et j'ai dû demander un arrêt maladie quand je sais que la rumeur fait de moi un coupable. M'interdire de communiquer avec mes collègues et mes étudiants et de faire passer des colles, c'est laisser supposer que je le suis. Cela m'est insupportable. Je ne laisserai pas salir mon honneur, et suis prêt à faire les démarches qu'il faudra pour être entendu, même si je crains que la tache ne disparaisse jamais complètement. Ce qui m'amène forcément à me poser des questions sur mon avenir professionnel.
    Je souhaite donc avoir votre éclairage sur les moyens de sortir de cette affaire, et me permettre de retrouver un peu de sérénité.
    Salutations distinguées.
    XH

    12/12/15 10:42

    Bonjour Maître
    Parmi les faits insupportables pour moi, le fait de savoir que mes étudiants me croient coupables, et que la rumeur me condamne. Je voudrais pouvoir m'expliquer mais on m'a dit de ne communiquer ni avec M****, ni avec eux, ni avec mes collègues. J'ai préparé des lettres, une pour mes étudiants, une pour M****. Je ne les ai pas encore envoyées. Il suffirait de quelques clics. Mais je m'en remets à vous pour adopter la bonne attitude. Je vous les joins.
    Bonne fin de semaine.
    XH

     

    Mes chers étudiants (lettre non envoyée)

    Je pense à vous. J'ai mal. J'ai peur. J'arrête tout.

    Je ne me sens pas en état de faire cours quand je suis accusé, et que je me doute que vous croyez ce qu'on vous raconte. Je n'ai rien fait de mal, de condamnable. Je n'ai eu ni geste, ni intention déplacés. Je suis un homme de respect.

    Je suis victime d'une vengeance.

    Et de moi-même : je suis un amoureux, un sensible, un littéraire, un naïf, un franc, un idéaliste. Je croyais que la vie, après m'avoir été dure, m'offrait enfin avec elle une réconciliation, un sourire, un espoir. Et puis, un concours de circonstances fâcheux, dont il serait possible de démonter le mécanisme complexe et fatal, a tout brisé.

    Je pense que je ne ferai plus jamais cours. Je n'en ai plus envie . Mais je me tiens à disposition de ceux qui me pensent encore fréquentable pour apporter mon aide à la préparation des concours. Je suis sûr de la qualité de mon travail, de son efficacité, de ma capacité aussi à vous écouter et à vous estimer. Je me renseigne pour savoir comment je peux vivre matériellement en arrêtant la pratique de mon métier.

    Ce qui m'attriste, outre la chute dans cet enfer après avoir espéré les étoiles, c'est de penser à l'image que vous avez probablement de moi. C'est aussi de voir triompher la calomnie et la diffamation. Parfois je n'ai plus envie de me battre pour rétablir la vérité : on ne me croira peut-être pas, la tache est indélébile.

    Oui, j'ai aimé, d'un amour fou, pur, vrai. Je ne m'en repens pas. Tout ce que j'ai ressenti, dit, écrit, venait de mon cœur. J'ai fait confiance, je me suis livré sans aucune arrière-pensée.

    Je n'en veux pas à la personne avec qui j'ai passé des moments rares et beaux. Je suis immensément triste de sa haine d'aujourd'hui à mon égard. Elle a eu tort de se confier à une femme qui ne mérite pas la confiance, elle a eu tort de se laisser guider par elle. Mais je comprends et pardonne.

    Je vais vivre encore certains épisodes nécessaires et difficiles. Je crois que je ne me tuerai pas.

    Je vous souhaite d'avoir des joies, de mener une vie heureuse, de savoir percevoir la beauté là où elles se trouve. Je recevrai volontiers de vos nouvelles. Si vous me croyez coupable, essayez de m'oublier, si vous croyez en ma sincérité, j'espère que vous garderez de bons souvenirs de nos relations.

    Je vous demande pardon, je vous aime, moi.

    XH

    14/12/15 12:27

    Bonjour Maître
    Je suppose que vous avez pris connaissance de mon courriel précédent.
    Je souhaite vous livrer quelques réflexions.
    - La lettre que j'ai laissée à M**** quand nous nous sommes vus chez elle, qui devient une pièce à charge contre moi, est une lettre d'amour. Elle n'était destinée qu'à M**** dans le cadre de la relation d'intimité entre deux adultes, comme nous en étions tombés d'accord (voir les courriels). Je me sentais en confiance, et je ne renie absolument rien de ce que j'ai écrit. L'idée que des tiers la lisent me révolte.

    - On m'a interdit de faire passer des colles, ce qui est une façon de faire comprendre que je suis dangereux et que l'on ne peut avoir confiance en moi. On m'a interdit aussi de communiquer avec mes collègues et mes étudiants. On laisse donc se répandre la suspicion, et je ne peux dire la vérité. Je crains que, influencés par les discours qu'on leur tient, on me prête des actes que je n'ai pas commis et des intentions malsaines, que je n'ai jamais eues. Qu'en est-il de la présomption d'innocence?

    - Je suis actuellement en arrêt de travail et je me sens incapable de reprendre mes cours tant que mon honneur n'est pas lavé. Je veux pouvoir expliquer à ceux à qui l'on fait croire certaines choses que je suis innocent. Je subis un grave préjudice moral, une rumeur diffamatoire.

    - Je souhaite avant tout apaiser le drame qui a été causé par ma collègue, qui a tiré les ficelles pour me faire chuter, dans un triste esprit de vengeance. Je souhaite donc pouvoir m'entretenir avec les parents de M****, éventuellement avec M**** elle-même, si elle l'accepte, pour leur donner des informations. Et si une conciliation est impossible, je porterai plainte pour dénonciation calomnieuse. Comme une certaine publicité a été donnée,  je poursuivrai le mouvement entamé, et le privé deviendra public.

    A votre disposition pour un entretien avec vous.

    Salutations.
    XH

     

    Le 17/12/2015 11:33

    Bonjour X,

    Pouvez-vous me dire ce que vous envisagez de prendre comme décision pour la rentrée de janvier pour vos cours en classes préparatoires ?

    Il nous faut prévoir une solution alternative au cas où vous souhaiteriez prendre du recul.

    Je ne vous cache pas que les tensions sont grandes parmi les étudiants et les familles, et ce malgré le silence que nous nous imposons.

    Au titre de ma fonction et dans un souci d’apaisement, il me semblerait judicieux que vous puissiez différer votre retour de quelques semaines.

    Bien sur cette décision ne peut être que personnelle et médicale.

    Merci de m’informer de votre décision

    Cordialement

     MM

    17/12/15

    Bonjour Monsieur
    Je comprends évidemment votre question.
    Je vous donne quelques éléments de réponse.
    Je regrette que l'apaisement souhaité ne se produise pas. Tel est pourtant mon souhait, mais comme ne circule qu'une version des faits, qu'on me prête des actions et des intentions que je n'ai jamais eues, je vis mal cette pensée qui me torture. J'aimerais que mon honneur soit lavé, et pouvoir reprendre mes cours. Mais la condition préalable réside notamment dans mon état moral, si des manifestations de méfiance et de haine à mon égard subsistaient.
    Je comprends aussi que M**** se sente prisonnière de ce qu'elle a entamé, et que, soutenue par la véritable coupable de l'histoire, elle ait du mal à reconnaître que toute cette affaire est allée décidément trop loin. Je maintiens ma demande de rencontre avec ses parents pour fournir des explications. Normalement les échanges entre M**** et moi auraient dû rester entre nous.
    Ne pas reprendre en janvier? C'est peut-être le plus sage, mais ce qui est révoltant aussi dans ce cas, c'est que mon absence puisse être interprétée comme un aveu de culpabilité. Je ne vous cache pas qu'il me prend parfois envie de donner à ma situation une dimension publique.
    Il faut aussi que je pense à ma vie matérielle. Je reprendrai contact avec Mme M* pour étudier les conditions d'un arrêt de travail prolongé, si c'était la moins mauvaise solution. Il me semble avoir compris qu'il était possible d'aller jusqu'à trois mois de traitement plein pour raisons médicales.
    Je vous souhaite de voir où est la vérité, et de vous dire que vous pouvez compter sur moi contribuer à  aller vers l'apaisement souhaité, mais pas au prix de mon honneur.
    Salutations respectueuses.
    XH