• Du châtiment corporel au réchauffement climatique

    À partir de désormais, quand un enfant ne sera pas sage, le père excédé pourra lui dire rageusement (au cas où il resterait des êtres masculins, et des pères osant manifester une forme d'autorité dans ces temps de castrationnite aiguë), (comme il ne pourra plus lever la main sur sa progéniture, il ne lui restera que le discours, à condition qu'il ne soit pas vexatoire, attentatoire à la dignité, etc.), (donc il ne pourra pas non plus lui dire quoi que ce soit), (et redonc, il laissera s'épanouir le cher petit individu, qui deviendra capricieux, passif, geignard, vindicatif, velléitaire, autocentré, un futur gilet-jaune, en bref, ou un candidat de la téléréalité, ce qui revient au même), … il me faut ici reformuler, comme on dit dans les feuilletons (pardon dans les séries) américain.e.s, le père (… voir plus haut...) se dira in petto en son for intérieur : « Tu verras, petit morveux, ma vengeance arrive, ta punition t'attend, mon plan est mécaniquement parfait : j'ai tout fait durant ma vie pour accélérer le changement climatique, en consommant à Auchan, en roulant en diesel, en jetant mes déchets, en traitant ma pelouse au roundup, pelouse dans laquelle tu t'es vautré, (ah ah ah), et c'est sur toi, petit merdeux, que les catastrophes pleuvront. Comme je n'ai pas le droit de te fesser, fils de con, je te demande de te souvenir, quand les migrants viendront s'installer chez toi, quand les océans auront atteint Paris, quand la France sera devenue le Sahara, et que tu mourras de chaud et de soif, que c'est ma baffe que tu reçois : ma vengeance, tu la mangeras … réchauffée ! »