• Des fèqueniouzes

    Défèque niouzes... C'est bien ce que je pensais de certaines chaînes qui ont la courante, et auxquelles je dis arrêt. Déjà, dire "niouzes" (ils écrivent "news": ("nèves"?) au lieu de nouvelles, ou actualité, ou information, est un aveu de faiblesse et d'américanisation. La dernière mode est d'avouer que certaines d'entre elles sont "fèques".

    Mais quand on nous abreuve de taux de croissance, de développement, de la bourse qui monte et qui descend, d'accords commerciaux pour l'emploi, de constructions d'aéroports ou de lignes TGV, ou d'autoroutes, de tunnels, des JO, des soldes, de starteupes, etc., on nous bourre le cerveau de données qui nous font croire que ces sujets vont de soi, sont des évidences, des nécessités, alors qu'il est certain que c'est à cause de ce mode de vie présenté comme normal que la planète meurt un peu plus vite chaque jour. On veut nous faire obéir au système qui tourne au plus grand profit immédiat de quelques-uns. Or le bonheur, la liberté et la responsabilité ne sont pas dans la consommation, dans l'obéissance aux mots d'ordre, dans les modes.

    Ce sont là des exemples de fausses nouvelles par lobotomisation.

    J'entends ce matin à nouveau déplorer le taux d'échec de 60%  à l'université au niveau de la licence. Mais il n'est jamais question, me semble-t-il, de donner les deux raisons principales de ce triste constat:

    1- Ce qu'est devenu le lycée français depuis sa massification et la volonté de donner l'examen final au plus grand nombre: une usine à décerveler, à répéter, à bachoter, où, sans travailler, un élève moyen peut obtenir le bac avec mention, on n'y lit plus, on n'y réfléchit plus.

    2- La paresse d'une grande partie des étudiants, qui préfèrent consacrer leur temps à s'alcooliser, à fréquenter des fêtes dégradantes, qui ne vont pas en cours et veulent passer dans l'année supérieure de la manière dont ils ont eu leur bac: en s'inscrivant.

    Exemple de fausse nouvelle par omission, par refus d'aborder les sujets de front.