• Contribution à la réflexion

    Ce qui empêche d'aller dans le bon sens, c'est-à-dire vers l'arrière, c'est :

    - une croyance, fausse mais inculquée, que le progrès serait dans le fait de traduire en actions ce qu'il est possible mécaniquement, techniquement de réaliser ; l'homme alors ne serait plus libre, mais asservi à la science, au mouvement qu'il a lui-même impulsé, mais dont il n'aurait plus la maîtrise : « c'est mauvais, je sais que c'est mauvais, mais je suis obligé, il ne peut en être autrement » : fatalisme de complices ;

    - la dilution des responsabilités, le report sur d'autres de ses fautes, le réflexe frileux du « oui, mais lui pollue plus que moi, donc je continue, de toutes façons, ce que je pourrais faire ne changerait pas grand-chose, ... », oubli de l'importance – évidemment toute relative - du petit geste, du collectif, de l'idée d'exemple : on ne peut culpabiliser les gros coupables, qu'en étant soi-même en cohérence avec ses discours ;

    - le fait que ceux qui tirent profit de la situation délétère (délai-terre) dans laquelle nous sommes ont le pouvoir économico-politique, qu'ils n'ont aucune envie de voir leurs ressources et leur domination diminuer, leurs privilèges remis en question, leurs responsabilités devant les foules et leurs consciences – s'ils en ont - exposées au grand jour. Donc ils s'accrochent, ils taxent, ils se défaussent, se contentent de mesurettes, sans remettre en question le système, cause des maux, dont ils profitent.