• Pendant qu'Emmanuel

    Est au marché de Noël,

    La mine est de circonstance :

    Son regard dit qu'il y pense

    À ces victimes fauchées

    - ô fatale destinée !

    Pendant que les gilets jaunes

    Sont de plus en plus aphones

    À force d'éructation

    (« Macron, t'es con, démission! »),

    Blocages, barrages, feux

    De palettes et de pneus ;

    Pendant que les caméras

    Enregistrent les blablas

    Des experts de toutes sortes

    Qui passaient devant la porte,

    Le pourquoi du comment vous

    Décortiquent les dessous ;

    Pendant qu'on touite et selfie,

    Qu'on surremplit son caddie,

    En se laissant emporter

    Par sainte Publicité,

    Par l'affreux rouge bonhomme

    - Inutile que je le nomme -,

    Pendant qu'à Katowice,

    On ne sait pas s'accorder ;

    On appelle ça la COP,

    Pour la rime avec un flop :

    « Attendons encore un peu,

    La prochaine sera mieux ! ».

    Et pendant tous ces pendant,

    On perd un précieux temps,

    Énormément d'énergie.

    Sans importance est la vie,

    Disent tous ces agités

    D'Allah, des supermarchés,

    Ces êtres nombrilisés.

    Pendant ce temps les degrés

    Montent comme les marées.

    On fait comme si de rien

    N'était : quand aboient les chiens,

    Avancent les caravanes

    De ces divertis qu'on damne.


  • La France a un incroyable talent... Ah bon?

    Pour faire quel usage de ses chanceux dons?

    Une belle langue que les étrangers admirent, 

    Sauf qu'on la massacre en un déplaisant sabir;

    De beaux paysages, doux, variés, agréables, 

    Sauf qu'on les enlaidit de laideurs détestables;

    De belles femmes, charmantes et gracieuses, 

    Sauf qu'on fait d'elles des balanceuses chieuses;

    Des Français, ah, malheureusement on en voit, 

    Des Français en France, qui n'aiment pas la loi.

    Un nouveau jeune président nommé Macron,

    Sauf qu'ici je ne ferai pas de rime à la con.

     

     


  • Parmi les nouvelles importantes de ces jours, j'apprends que le jury Miss France 2019sera exclusivement féminin. Des comment-taire(s) s'imposent :

    - Quel sort réserve-t-on aux indécis du genre ? On exclut non seulement les hommes, mais les T, les I, ceucelles qui refusent d'être catégorisé.e.s, les neutres. Il faudrait que les féministes accordent leurs violonnes avec les minorités dégenrées, autre forme de l'anti spécisme.

    - La logique voudrait que l'émission ne soit vue que par des téléspectatrices. Qui surveillera ? Quelle police ? Il faut vite installer sur les écrans une caméra qui filme les personnes en train de regarder, et le coupler avec un logiciel de reconnaissance faciale. Ainsi les fraudeurs, mâles, forcément mâles, seraient repérés, arrêtés et punis. Castration pour les voyeurs. Honte à vous ! Privés du droit de vote. Mise au pilori touiteurisé : #balancetonlibidineux

    Remarque conclusive (désolé pour « re-marc », prénom masculin, alors disons « resophie ») : les hommes ne sont plus vus par certaines femmes qu'en tant que machistes, sexistes, siffleurs des rues, peloteurs des trams. Seules les femmes auraient le droit de regarder des femmes. Curieuse vision de l'égalité, qui nous mènera directement à la gouinerie obligatoire. Ainsi, comme sot d'homme, je n'aurais plus le droit de trouver une femme belle, charmante, intelligente (j'en connais, Dieu.e merci!). J'en conn-ais aussi qui ne sont ni belles, ni charmantes, ni intelligentes, et si l'égalité entre les sexes existe bien quelque part (l'égalité, pas les sexes, sauf si… voir plus haut), c'est bien là. Mais en tant qu'homme, je déplore qu 'elles abîment par là l'image que je me fais-minité.

     


  • Des chiffres, des taux, des pourcentages,

    Des euros, des impôts et des taxes,

    Des directs, des plateaux, des sondages,

    C'est l'intelligence qu'on désaxe.

     

    Erreurs d'analyse quant aux causes :

    Ce ne sont pas des ajustements

    Qui nous rendront meilleures les choses,

    C'est un système à casser vraiment.

     

    Il conduit le monde au cataclysme ;

    L'aiment les profiteurs pollueurs,

    Il a pour nom le capitalisme

    Et devrait tous emplir de frayeur.

     

    Le tuer, nécessité vitale,

    Et chaque jour passant, plus urgent,

    Sauf si l'on a le goût du fatal

    Ou qu'on est aveuglé par l'argent.

     

    Il enlaidit le monde partout,

    Veut des acheteurs, non des humains,

    La terre est transformée en égout

    Dans lequel on vient prendre son bain.

     

    Alors quelques euros de moins, de plus,

    Sur une feuille de paie n'importe :

    Il faut enrayer le processus,

    La catastrophe frappe à notre porte.

     

    La fin du mois n'arrivera pas

    Quand le monde sera raide mort,

    Sans humains, ni temps, ni bla-bla…

    Battons-nous quand on le peut encor.


  • Ils veulent plus de pouvoir d'achat... Kissonkon

    Ils cassent tout pour cela... Kissonkon

    Le tarif des assurances montera... Kissonkon

    Ils auront moins de pouvoir d'achat...Kissonkon

     





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