• Expérience grandeur nature (il faudrait plutôt dire grandeur artifice) et en direct depuis quelques semaines, et plus intensément depuis quelques jours. Beaucoup d'entre nous en sommes acteurs passifs : docilité des masses, propagande médiatique, diffusion de la nouvelle morale relativiste, édiction de règles consensuelles qui se traduisent par un contrôle de tous les instants des paroles des commentateur :  vocabulaire intégralement féminisé et jeu du « dites », « ne dites pas ». Ainsi il ne faut comparer le jeu des hommes et celui des femmes, car on alimenterait le sexisme ambiant. Je ne peux, à titre personnel d'amateur de la féminité gracieuse, que déplorer les tatouées comme des camions volés, les crachats, les mouchages « à la belge », mais en compensation, quel beau festival de queues de cheval ! Pour en revenir à mes brebis, on constate le pouvoir effrayant des médias qui organisent la vie sociale et créent l'événement très artificiellement avec la complicité des influençables.


  • Si je regarde le féminin foutebale, 

    C'est que j'apprécie les jolies queues de cheval...


  • Pour remporter zevoysse il fallait être fille

    Et puis attendrir en portant parfois béquilles.

     


  • Dans le cadre du matraquage médiatique injonctionnel de ces jours futiles, obligation est faite de subir des heures d'émissions consacrées à la coupe du monde de foutebale féminine, à nos glorieuses foutebaleuses, promues héroïnes nationales, dont il faudrait être dépendant. Ce matin même, France Kultur aussi. Où fuir ? Ah oui, reste la liberté de fermer le bouton. Je reviens à mes brebisses. Le néo-féminisme trouve sur ce terrain (celui de la foute) l'occasion de répandre sa bonne parole revendicatrice et égalitariste. Je ne participerai évidemment pas à ce concert, je ne me soumettrai pas au diktat lourdingue, je ne regarderai pas la compétition obligatoire. D'une part à cause de ma tendance à refuser tout ce qui ressemble à une unanimité moutonnière organisée d'en haut, et d'autre part pour ne pas laisser arriver à mes yeux la vue d'un spectacle que j'estime déplorable quant à l'idée que je me fais de la femme. Je n'ai aucune envie de voir des tatouées faire tout comme les garçons mal finis que sont les joueurs de foute : râler contre l'arbitre, se rouler par terre à peine effleurées, mettre la main devant la bouche pour se parler, faire des magmas pleins d'embrassades indécentes dès qu'un but est mis, répandre des banalités aux questions stupides des journalistes (« Nous avons du respect pour nos adversaires, nous sommes contentes d'avoir gagné, on prend un match à la fois, nous remercions le public qui est formidable, c'est pas moi qu'il faut féliciter, c'est l'équipe, ... »). Au nom de la grâce, de la féminité, de la différence, je ne souhaite pas faire mal à ce qui reste de mes illusions quant à la beauté.

    Et , autres insultes aux yeux et aux oreilles, la volonté de tout mettre au féminin, les mots compris. Ainsi ai-je lu lors d'une intervioue, sous le nom de la joueuse : « milieue » (le traitement de texte n'aime pas non plus). « Un milieu » fait donc « une milieue », passe pour « attaquante », « ailière », « gardienne », alors « avante » ? « défenseuse » ? ou « défenseure », qu'il faudrait prononcer « défenseureu » lors des commentaires télévisés pour bien faire entendre l'e du féminin. Il faudra par conséquent réformer la graphie pour les joueurs masculins : si « e » devient obligatoire au nom du sexe, on écrira pour un garçon « arrier », « avant-centr » afin de respecter son appartenance tenace. Et il faudra lors de cette compétition parler de coupe-franche, de cornère, de hors-jeue, de coupe d'envoie, de coupe de sifflette finale, de la publique, de la matche, de la dversaire, …


  • Entendu à la TVL'animateur de zevoysse manifeste tout à coup son intérêt pour la philosophie médiatique (direct oblige) en faisant allusion au décès de Michel … Sérès ? Michel CRS ? Michel Cérès ? Ah oui, il voulait dire (enfin pas lui, son prompteur) Michel Serres (vice compris).





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