• "la spécialité lettres classiques ne sera pas ouverte"...

    Il est curieux de constater, ou très explicable, que rien n'a été fait pour qu'elle perdure. Quand on est dans le cadre de classes préparatoires littéraires, cet enseignement est un pilier des humanités, avec ce qu'il suppose de culture, d'intelligence de la langue et des grandes questions philosophiques, historiques, esthétiques. De plus, on prétend avoir le souci de la filière AL, on souhaite développer "l'attractivité" de notre établissement,  et en même temps, on ferme une spécialité, on nuit à son recrutement, on veut transformer les étudiants dotés d'une sensibilité artistique et humaniste en candidats pour les écoles de commerce (biznescoule) et de "management" (le mot est aussi laid que la chose), alors qu'il n'y a rien de plus antithétique que ces deux pôles. Et je ne vois pas chez mes collègues de Lettres Classiques un grand empressement pour lutter contre ces dérives. J'ai bien quelques hypothèses: il est étrange de constater leur surreprésentation de responsables de classes: ils sont trois et deux d'entre eux le sont (la moitié donc) et  font de la figuration, dans la mesure où toutes les décisions sont prises unilatéralement en-dehors de leur consultation. Ils ont probablement été choisis parce qu'on savait qu'ils n'allaient pas être particulièrement combatifs. Un silence ça s'achète, surtout quand on confond la vie avec le commerce.

    Mais aujourd'hui comme hier, il est peut-être des faits que j'ignore, et si je me trompe sur l'analyse, qu'on me rassure...


  • Autre extrait:

    « L*, lundi 17 juin 2019 »

    Cette date n'est en rien anodine : en KL, classe qui devait logiquement me revenir, pour un nombre de critères objectifs et logiques qu'il serait trop long et fastidieux d'énumérer ici, le programme paraît mi-mai, soit un mois plus tôt que l'envoi de la missive dont j'extrais des passages ici. En principe, et cela se comprend aisément, le professeur qui exerce dans cette classe prépare de son côté, et avec les étudiants futurs, le dit programme : l'année de khâgne est brève, les exigences sont élevées, et l'on peut considérer que la deuxième année commence le jour de la publication des œuvres à travailler pour le concours. C'est d'ailleurs ce que j'avais entrepris, en évoquant le genre du récit bref, et en travaillant sur « Une partie de campagne », nouvelle de Maupassant, du recueil La Maison Tellier. Pourquoi avoir ainsi attendu avant de faire connaître cette -mauvaise- décision de ne pas m'attribuer cet enseignement que je suis le plus habilité à dispenser? Je pensais que la réussite au concours était le critère premier, c'est du moins ce qui se dit...

    Et si des raisons mystérieuses la motivent, que ne me les fait-on connaître ?


  • La lettre s'ouvre sur "Chers collègues"...


  • Il espérait qu'enfin sa demande logique

    Et légitime trouverait sa récompense,

    Mais la vie n'est pas toujours ce qu'on pense

    Normal qui se réalise en effet pratique...

     

    Le document était là, mais récalcitrant

    Le téléphone pour permettre l'ouverture

    Sur le chemin qui le menait à sa voiture....

    Une fois chez lui, il découvrit en ouvrant

     

    La pièce jointe l'aspect de la catastrophe,

    Il ignorait alors qu'il en écrirait strophes,

    Tant il fut déçu de cette mauvaise foi.

     

    Déçu mais pas surpris : un chef tel que le sien,

    Moins occupé des étudiants que de son bien,

    Gouverne tel un injuste autocrate roi.


  • Ce sera mon feuilleton de l'été: à compter de demain je publierai des extraits d'un courrier cosigné du "Chef d'établissement" et du "Directeur adjoint Responsable CPGE", que je ne manquerai pas de commenter, pour porter à la connaissance de ceux qui voudront bien me lire la façon dont sont dirigées ces classes et les menaces qui pèsent sur elles. Ce document concerne la répartition des heures de Lettres dans les quatre classes (HKI, Kl, HKS, KS): il est très révélateur de l'autocratisme, des manipulations diverses où le pouvoir laissé permet à celui qui le détient d'en user pour la satisfaction personnelle de ses intérêts,  et de ses règlements de compte: heureux les copains, les alliés de circonstance qui se laissent acheter, haro sur celui qui ose  affirmer ses désaccords avec la ligne qu'on cherche à imposer, ligne s'éloigne toujours plus de celle qui correspond à l'esprit de ces Classes Préparatoires depuis leur fondation. 





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