• « C'est moi »

    Le grand JE macronien est suprêmement agaçant. La culture, qu'il semble parfois oublier, est la seule chose qui le distingue de Trump ou de Sarko. Son « je »dégoulinant ressemble aussi à celui de son prédécesseur immédiat qui, lui, avait le ridicule en plus. Ces deux derniers (Hollande et Macron) usent volontiers, chacun avec son style, d'une ironie qu'ils veulent drôle et mordante, mais qui n'est souvent qu'un aveu de faiblesse. Plus on montre ses muscles, moins on est fort. Pitoyable spectacle que cette mise en scène de la cour (dans les deux sens du terme) soutenant son idole aux dorures déjà fatiguées. Je ris quand il faut rire, j'applaudis, je souris, j'admire « le seul responsable » : quel courage ! quel sens de la formule ! qu'il est beau !

    Les contempteurs ne valent pas beaucoup mieux que les thuriféraires. Ils somment le roi de ne pas se soustraire aux explications ; quel en sera la résultat ? De la mauvaise foi de tous les côtés, et, au bout du compte, un dégoût toujours plus grand et justifié des Français devant ces actions, ces postures, et ces calculs lamentables.