• Béeffeème en 7 leçons

    Première phase : on sélectionne une disparition (enfant, adolescente, jogueuse, …), en variant : pas toujours le même âge, la même région, le même milieu social.

    Deuxième phase : on dépêche sur place une équipe qui va interviouver des voisins, des proches, si possible les parents de la victime potentielle ; il faut que ça crie, il faut que ça pleure. Privilégier le direct, et on filme aussi les réactions négatives : des points se tendent, des insultes se font voir entendre.

    Troisième phase : la recherche par la population, les battues, signes de la belle solidarité de la communauté, le point sur l'enquête par les conférences de presse du procureur de la république, ici le direct s'impose (on choisit l'horaire avec ce dernier pour étendre l'audience) ; pour les questions posées aux enquêteurs et aux autres intervenants, on s'efforce que le micro de la chaîne apparaisse bien.

    Quatrième phase : la découverte du cadavre. Ici des progrès sont envisageables : accompagner les chanceux au moment fatidique, le cas échéant, faire rejouer la scène macabre.

    Cinquième phase : recueillir comme en phase 2 des témoignages, avec force gros plans sur les visages ravagés : de la détresse, des larmes, des cris…

    Sixième phase : description de l'enquête. Cette phase pourra évidemment durer, en fonction des aveux, des suspects, prévoir des rebondissements. Les reconstitutions, les procès rappelleront l'affaire à intervalles variés. Les images d'archives des phases précédentes permettront aussi de fabriquer les émissions sur les crimes dont les Français sont si friands.

    Septième phase : Les bougies, les marches blanches, les « Plus jamais ça ».