• Assurance contre les violences policières

    Dans mon pays, les malfrats devraient pouvoir commettre leurs forfaits, leurs trafics, leurs menaces, leurs rodéos, leurs refus d'obtempérer sans courir de risques. La police ne devrait pas les harceler en demandant sans cesse leurs papiers d'identité, en nuisant à leur liberté de circuler, en cherchant à les mettre en état d'arrestation. Parole aux avocats:

    En cas d'accident, voire de meurtre, causé par des représentants de l'ordre, nous exigeons

    - les excuses officielles de la République, exprimées par son Président, entouré de ses ministres,

    - le retrait immédiat de nos territoires des forces d'occupation, 

    - l'arrestation immédiate des assassins,

    - le droit de nous faire justice nous-mêmes,

    - de célébrer selon nos rites la mémoire de la victime: marches blanches, incendies de tous les lieux symbolisant la présence de l'arbitraire colonial: écoles, médiathèques, magasins, commissariats, véhicules des habitants, ...

    - des hommages officiels à la victime: nomination au grade de chevalier de l'ordre du mérite, lors d'une cérémonie à l'Élysée, son nom sera donné à la place principale de notre quartier, une stèle sera érigée à l'endroit même où elle tomba héroïquement sous les balles des traîtres, on fériera le jour anniversaire de sa mort.