• Ai-je pris nos belles?

    Le prix de nos belles

     

    À tous les Nobel

    Je préfère nos belles

    À ces vains décibels

    J'en préfère des si belles

    Qui méritent ma vie d'épris

    Déprimante parfois

    J'attribue à ma belle

    Tous les prix

    Son physique sa chimie (ô thérapie)

    Sa médecine donc

    La paix de mon âme

    Aux instants tant intenses

    Je lui dois mes lignes

    Qui raillent et déraillent

    Mes ratures et ma littérature

    Qui font de moi par elle un homme de l'être

    Je ne veux l'avoir

    Sauf si hèle apostrophe

    Est ici pronom personne-elle

    Un appel du sot appâté que je suis

    L'appel du râteau

    Je veux l'avoir la voir

    Même quand je serai mort

    Quand j'aurai expiré

    Mes vers inspirés

    Chanteront son nom

    À l'univers à l'unisson

    Vers… son…

    L'alarme