• Je rentrais. Elle m'attendait posée sur la grande fleur jaune, elle clignait des ailes, circulait en douceur sur la piste ronde. Elle paradait voluptueusement et me laissa le temps de me munir de ma prothèse oculaire et mémorative. Elle était toujours là, toutes couleurs dehors, et se prêta de délicate grâce à mes souhaits éloquemment muets de photographe en quête de beautés simples, dons de la nature. Oui, ma belle, tourne-toi, de ce côté maintenant, regarde vers moi, … Plus indépendante et plus docile qu'un modèle rêvé ! Je ne lui ai pas demandé de signer un droit à l'image, je suppose qu'elle sera fière quand elle saura que j'ai rendu grâce à ses charmes…

    Une paonne de ce jour qui me fait démarrer au quart de tour

    Une paonne de ce jour qui me fait démarrer au quart de tour

    Une paonne de ce jour qui me fait démarrer au quart de tour


  • … moins pour son écriture que pour ses pensées, sa vision pleine d'acuité des évolutions politiques et des relations entre les hommes.

    Ainsi dans Gobseck : « Rien n'est insupportable comme un homme heureux. », dans le même roman, une évocation de nos métrosexuels : « Type de la chevalerie errante de nos salons, de nos boudoirs, de nos boulevards, espèce amphibie qui tient autant de l'homme que de la femme, le comte de Trailles, [...], ayant plus de soucis que de remords, plus occupé de bien digérer que de penser, feignant des passions et ne ressentant rien. »

    Dans La Duchesse de Langeais : « Les masses ont un bon sens qu'elles ne désertent qu'au moment où les gens de mauvaise foi les passionnent. »

    « Pour rester à la tête d'un pays, ne faut-il pas être toujours digne de le conduire ; en être l'âme et l'esprit pour en faire agir les mains ? »

    Les quelques pages en début de roman sur le Faubourg Saint-Germain sont remarquables de finesse dans l'analyse de la noblesse et de son déclin. Si nous la transposons en notre triste XXIème siècle commençant (finira-t-il ?), il suffit de remplacer cette classe par la nouvelle aristocratie d'aujourd'hui, pleine de parvenus, aussi riches qu'arrogants, pour en faire résonner l'acuité.


  • Non seulement il faut appuyer sur le frein,

    Mais s'arrêter et faire à l'envers le chemin.


  • Cépage qui m'enivre

    Ces pages, ses pages, mes pages,

    Qualité de cépage,

    Où je chante le moment où l'Amour vint,

    Où l'Amour devint vain,

    Où j'ai mis les cimes,

    Où je fus précipité aux abîmes,

    Ces élans en ces vers,

    Ces chutes sévères,

    Passé par tous les degrés

    De l'intensité

    C'était un temps

    Des espérants

    Qui fut – qui est,

    Qui reste en ce que j'ai

    De profond, de vrai…

    Mes mots recueillis

    En quelques pages

    - La cinéraire amphore -,

    De mots dits,

    Pas toujours sages,

    Mais toujours forts.


  • J'aime cette teinte profonde et baudelairienne

    De ce délicieux et vénéneux dahlia

    Chaque fois que dans mon jardin je me promène

    Je sens une attirance que cette fleur a 

    Est-ce parce qu'elle a la couleur de la peine

    Que s'y mêlent noir et rouge je ne sais pas

    Inexplicable attraction

     

     

     






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