• Le combat d'aujourd'hui qui surmonte tous les autres, y compris celui de l'emploi, est un combat de résistance contre tout ce qui contribue à salir la terre, à la rendre inhospitalière, à l'artificialiser, à la dénaturer, à nous qui l'occupons provisoirement, et à ceux qui nous succéderont.

    S'il est donc normal que l'écologie et l'environnement soient devenus des motifs électoraux, tout ne doit pas être admis et favorisé au nom de ces valeurs positives mais sujettes au dévoiement.

    Ainsi on veut nous faire croire qu'il faut multiplier les éoliennes, alors qu'il faudrait plutôt détruire celles qu'on a plantées, doublement anti-écologiques : d'une part elles stérilisent des mètres cubes de sol à chaque fondation et participent alors du bétonnage néfaste, elles nécessitent une fabrication dont l'empreinte est source de pollutions importantes ; d'autre part elles sont une insulte au paysage qui perd, par leur présence inutile, toute proportion humaine au regard de ce gigantisme laid. La mesure de l'homme c'est l’arbre.

    Bientôt toute pérégrination, tout trajet de quelques kilomètres en France deviendra pénible parce qu'à peine après avoir été débarrassé de la vue d'une de ces machines, le regard sera aussitôt accroché par une autre. C'est déjà le cas en Picardie, on les multiplie dans les beaux départements tranquilles du Massif Central, et peu à peu la gangrène gagne. Maladie des aménageurs du territoire, des urbanistes, qui après les laideurs urbaines et péri-urbaines, viennent saccager des zones préservées de leur mainmise, des édiles qui sont fiers de leur bêtise, des agriculteurs eux-mêmes, qui trouvent quelques milliers d'euros bien utiles à leur trésorerie, tout cela au grand bénéfice des multinationales capitalistes, qui font de la « transition énergétique » une nouvelle source de profit.

    Nous avions en France un privilège sacré que nous saccageons, celui d'une diversité de paysages agréables, harmonie entre les dons immémoriaux de la géographie physique, et l'empreinte humaine qui les accompagnés en les façonnant et en les respectant : petits villages nichés, espaces boisés, champs découpés et entretenus, douces courbes sur lesquelles l’œil pouvait se laisser aller. La disparition des haies, l'envahissement des zones d'activités ou commerciales, la multiplication des infrastructures routières, des ronds-points, des panneaux publicitaires, des tôles, des lignes TGV, ont déjà fortement enlaidi les campagnes et les entrées des villes. Et maintenant, il devient impossible de s'émerveiller devant une vaste étendue à cause de la présence de ces monstres éoliens, et même dans les secteurs encore préservés de ces métastases, on a la pensée gênée par leur arrivée possible.

    Le viol du paysage est un crime.


  • La volonté forcenée de féminisation de noms masculins désignant des postes ou des fonctions occupés par des femmes aboutit à des aberrations, s'opposent à l'histoire, à la grammaire et au bon sens. Ainsi une auteure, une professeure, une proviseure, et pourquoi pas une recteure, une directeure, une serveure, une coiffeure, ...Mais aussi une fleure, une sapeure-pompière, une saffaipeure...

    La terminaison en -eure est recevable pour les adjectifs (l'Asie mineure, difficulté majeure), même substantivés: les mineures ne sont pas les femmes qui vont au charbon, les majeures sont en état de voter, et pas forcément pour une candidate..., mais pas pour les substantifs, qui possèdent déjà deux mises au féminin possibles: en -euse, et en -trice (pour les noms en -teur). Ce qui aboutirait alors à ces résultats plus satisfaisants: une professeuse, une proviseuse, une autrice (comme serveuse ou actrice).

    "première ministre"? Dans "premier ministre", "premier" a perdu sa valeur (sa valeure?) épithète autonome, et les deux mots fonctionnent comme un nom composé pour désigner une fonction, comme dans "maître-queux" ou "premier violon", dit-on pour autant "une maîtresse-queuse" ou "la première violon(ne)"? Si le (la?) poste est occupé par une femme, et que l'on veut absolument le faire savoir, et préférer les lois du féminisme à celle de la grammaire et de la logique qui veulent que "ministre"soit un nom masculin, il est possible de dire "ministresse" (sur les modèles de maîtrese, traîtresse, doctoresse) ou pour le vocable en question: "la premier-ministre". En effet une femme qui l'est n'est pas "première" et "ministre", comme dans le cas où une "première étape" se distingue d'une deuxième, ou une "première main" s'oppose à une seconde: une femme qui est "premier ministre" n'est pas confrontée à un(e) deuxième ministre, troisième, etc.

    Elle méritera, espérons-le, de devenir "grande-commandeure de la légion(ne?) d'honneure". 


  • Si nous nous fions à ce que raconte la toile, ce n'est pas net, mais peut-être qu'on brode quant à Pénélope. Faisait-elle tapisserie en attendant? De fil en aiguille, nous saurons ce que l'on doit aux mères dont tout est issu.

    Pénélope parut lisse, paie homérique?


  • Les couches sont toxiques: qui veut faire lange fait la bête.


  • De plus en plus souvent on entend « super » utilisé comme épithète ; on est passé de son usage exclamatif (« Ça va ? - Super ! »), à un usage adverbial (« Ça va super bien ! Je travaille super. »), et maintenant c'est le tour de l'usage adjectival. Comme son origine est une préposition latine, invariable, il est difficile de faire l'accord avec le substantif auquel ce mot est accolé. Mais la tendance orale, que l'on commence à trouver à l'écrit, est de lui adjoindre l'-s du pluriel ; dans le cas de l'attribut, si la différence n'est qu 'écrite : « Mes enfants sont super(s). », en position d'épithète antéposée avec un nom commençant par une voyelle, cela donne : « Mes supers enfants », liaison à l'appui. Pourquoi pas ? Le changement de catégorie grammaticale de vocables (dérivation impropre) n'est pas une nouveauté, et appartient à la vitalité de la langue. Mais comment faire au féminin ? Si un adjectif varie selon le nombre, il devrait aussi le faire en genre : « J'ai une supère copine », « Je fais de supères affaires » ???

    Voilà un problème dont on ne manquera pas de sentir l'essence, super !






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