• Les fanatiques du calcul

    Savent-ils qu'ils sont ridicules?

    Tout est taux pour eux, indiciel,

    Que ne regardent-ils le ciel?

    Même devant la voie lactée, 

    Il leur faudrait aussi compter.

    Devant la beauté des nuages,

    Ils se diraient qu'il est dommage

    De ne pouvoir les mesurer

    Tant ils n'arrêtent pas de bouger.

    Leur musique n'a d'autre rythme

    Que celui de leurs algorithmes.

    Ils ne savent du sentiment

    Rien d'autre qu'à penser qu'il ment.

    Tout ce qui n'est pas convertible

    En chiffres les rend irascibles.

    L'économie est leur déesse, 

    Ils la voient partout et sans cesse.

    Leurs seules courbes appréciées

    Sont celles des cours des marchés.

    Quand ils entendent conversion, 

    Ils ne pensent pas religion,

    Mais dans leur esprit aussitôt

    Voient des dollars et des euros.

    Le directeur n'est qu'en taux, 

    Ne sont péchés les capitaux.

    Au paradis devant Saint Pierre,

    Il leur faudra leur bilan faire, 

    Rendre des comptes leur faut-il, 

    Mais cela leur sera facile:

    Ils en ont fait toute leur vie...

    Vraiment vous n'avez rien compris, 

    Leur répondra l'homme aux clés d'or,

    Si je ne vous chasse dehors, 

    C'est que vous ne sauriez entrer, 

    L'âme étant le laisser-passer, 

    Et vous en êtes dépourvus. 

    Votre maître a des pieds fourchus,

    Allez donc le retrouver là

    Où sa cote chuta très bas.

     

     


  • IA IA, on dirait un âne qui braie,

    Entendre ces idiots idolâtres m'effraie.


  • On veut nous faire croire que nous contribuons au changement (au désastre devrait-on dire) climatique si nous protestons contre l'augmentation des taxes sur le carburant. On veut nous faire croire que la masse d'argent dégagée permettra de favoriser les énergies dites (faussement) propres.
    Ce qui me gêne, outre ce bourrage de crâne qui ne convainc personne, ce n'est pas l'amputation du pouvoir d'achat, je m'en réjouirais plutôt: moins nous consommons, mieux c'est. 

    Non, ce qui me gêne surtout, c'est que la façon de détourner les faits est biaisée: le vrai coupable, c'est le système commercial et capitaliste, qui cherche à se pérenniser en détournant l'attention, en culpabilisant chacun, en se parant de vertus vertes, costume qui ne lui convient décidément pas! Les grandes entreprises, dans ces temps où il faut être stupidement trumpisé pour nier la gravité du problème, ont trouvé une occasion de faire autrement des affaires, en remplaçants les produits polluants qu'ils exploitent par d'autres, tout aussi polluants, mais différemment. Il s'agit de continuer à dégager des bénéfices, pour le profit personnel de dirigeants avides et d'actionnaires aveuglés ou immoraux, en faisant croire que c'est là l'avenir écologique de la planète. Ainsi de la fabrication, de l'installation des éoliennes et des panneaux solaires, dévorateurs de matériaux, empoisonneurs de paysages, stérilisateurs de terres. On est plus coupable de laisser s'ériger la brasseuse d'air que de faire quelques kilomètres en voiture, fût-elle diésellement motorisée.


  • Je viens de lancer #SorryChristmas sur mon touiteur. Allez-y. Mettez-y du cœur, et des flèches! Il s'agit d'inviter à l'indépendance souhaitable à l'égard des modes, de la consommation, de l'américanisation de notre France. Il s'agit d'envisager cette période comme étant du côté du don et du cadeau certes, mais sous des formes non commerciales: sourires, amitié, simplicité, cadeaux fabriqués par soi-même: textes, dessins, invitation à aller se promener dans ce qui reste de belle campagne, etc.

    De plus, j'ai eu la chance d'avoir comme père ... mon père, grand ennemi de l'affreux malhomme rouge. Je mène cette campagne en fidélité à la mémoire paternelle. Quand on aime la vérité, on aime Noël, mais pas comme on nous dit de le pratiquer, en achetant, en consommant, en faisant tourner la grande machine qui nous mène à la catastrophe. Non, on aime Noël en disant aux proches qu'on les aime, en créant des occasions de passer de bons moments, oubliant la morosité dans laquelle on veut nous enfermer.

    Le double distique, que l'on peut considérer donc comme un quatrain:

    Pas d'achats de Noël. C'est l'occasion rêvée

    De la joie sans l'objet. Que la simplicité.

    Mort au démon rouge de la consommation,

    D'en être les instruments soumis refusons.


  • Et pour l'augmentation de la taxe foncière,

    On fait quoi? En caleçon on va voir le maire?

    Et pour l'augmentation du prix du lait, des œufs, 

    On se déguise en poules, coqs, vaches et bœufs?

    De la redevance tévé obligatoire,

    On défile avec sur la tête un entonnoir?

    Si l'on taxe tout ce qui nuit, ne faudrait-il

    Alors penser à toutes les paroles inutiles?

    Celles que l'on entend et voit sur les écrans, 

    Politiques et publicitaires slogans.

    Ce serait une autre manière d'imposer

    La bêtise à laquelle on ne peut échapper.

    Le bénéfice dégagé financerait

    Des élucubrations ridicules l'arrêt, 

    Le démontage de tout ce qui enlaidit

    Le charme perdu de notre si beau pays:

    Les tôles disgracieuses des grandes surfaces,

    Les éoliennes, ces montres inefficaces,

    Les usines, les disnélands, les macdos, 

    Insultes au bon goût, pollutions d'idéaux.

    La France serait débarrassée désormais

    De tout ce qui est si loin de l'esprit français.

     






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