• Ma vie est comme un livre dont je tourne les pages,

    Mais les pages à venir sont de mon partage.


  • Le 23 déc. 2013 à 11:30, XH a écrit :

    On a peur avant de sauter dans l'inconnu. Même si cet inconnu est séduisant, attire, fait envie ressemble au besoin, même s'il se laisse voir, imaginer par des bribes qui apparaissent aux contours parfois nets, parfois flous, même si l'inconnu a été déjà un peu défloré, et le goût était si excellent qu'on a envie d'autant plus d'y plonger. Mais il y a la peur de quitter le monde du connu, ses certitudes, rassurantes, routinières, confortables.

    Marion mon Amour je voudrais atténuer tes craintes. Le changement d'habitation avait déjà été programmé, et donc les conséquences sur les scolarités des enfants aussi. Le lieu que je te propose, tu le connais, tu envisageais même dès maintenant d'y apporter ta touche, tu me parles des rideaux, ...Je suivrai tes indications, c'est un des nombreux domaines où tu excelles. Le vrai changement, c'est le mari. Je ne veux pas tu le sais priver les enfants de leur père, A* et toi discuterez des modalités de gardes et de visites, je ne m'immiscerai jamais dans ce sujet, et ne prétendrai jamais le remplacer. Tes enfants auront la chance d'avoir à la maison quelqu'un qui les aimera, les aidera, sera présent, plein d'affection, soucieux de leurs problèmes, et heureux de partager leurs joies. Je discuterai, leur apprendrai ce que je sais, les écouterai et les aimerai surtout.

    Et toi tu auras l'homme que tu aimes, en qui tu aimes tout, et qui t'aime tout autant, avec toi pour une vie de couple et de famille qui ne peut qu'être réussie avec de telles dispositions de départ.  L'Amour que nous avons l'un pour l'autre augmentera encore dans cette vie commune, nous le savons. Je veux ton bonheur et celui de tes enfants, toi symétriquement. Je sais et toi aussi que je te l'apporterai. Je sais que je me donnerai entier à toi, que tu t'accompliras complètement en partie grâce à moi (c'est commencé,...) ; je veux tout te donner, j'ai de la réserve! J'ai la prétention d'être celui qui te fera grandir encore. Mon Amour pour toi est tellement fort et sûr que j'ai une autre prétention : jamais tu ne regretteras, au contraire, tu t'étonneras du fait que tu aies pu hésiter (et dire que j'aurais pu manquer cela!). Je remarque en passant que tes moments d'hésitation sont ô combien plus rares et plus courts que tes moments de certitude.

    Marion nous deux, c'est une envie, un besoin, une nécessité. Poursuivons la voie qui nous mène à notre couple, dans la certitude définitive que c'est la bonne décision, prise une fois pour toutes. Je n'irai bien qu'à la condition de savoir que tu penses la même chose, et comme ce dernier mois (entre le 20 novembre et le 20 décembre et avant aussi, entre les crises), je mènerai une vie heureuse, frustrante certes, mais illuminée par la perspective d'un mariage entre nous. Je pourrai alors parler de toi à ceux qui sont au courant de notre Amour avec le sourire qu'ils me connaissent et je verrai dans leurs yeux la joie de me savoir heureux. Marion je sais que tu m'aimes, au nom de notre Amour, j'aimerais que tu envisages notre union prochaine sans crainte mais au contraire en pensant que c'est là la décision la plus belle et la plus raisonnable que tu auras prise à ce carrefour de ta vie.


  • Comme dans toutes ses œuvres, Hugo fait montre de son érudition précise et variée. Il cite souvent ses sources, ou joue allusivement avec les connaissances des lecteurs.

    Quand les références sont historiques, elles cautionnent la véracité du récit ou, à tout le moins, sa vraisemblance, outre l'apport de connaissances sèches qu'elles apportent. L'auteur de l'introduction du Livre de Poche consacre un log développement aux sources utilisées par Hugo, en particulier Sauval, dont nous trouvons le nom à plusieurs reprises au cours du roman. Je vous y renvoie donc.

    Les détails architecturaux abondent, la vie sociale parisienne du XVe siècle est abordée à différents moments selon le lien narratif, depuis le peuple des gueux, jusqu'au au roi Louis XI, en passant par la bourgeoisie, le clergé, incarnées par des personnages dont les activités ou les préoccupations sont mentionnées. Les coutumes ou les mœurs sont également décrites, comme la tradition de l'asile (IX 2). Hugo dépasse le statut d'historien spécialiste de la période considérée pour proposer des comparaisons d'époques, ou un historique large de tel ou tel aspect : « Si nous n'étions pas au XVe siècle, nous dirions que Gringoire était descendu de Michel-Ange à Callot. » (p.162). Il établit de cette manière des sortes de lois (p.88 : « ce qui prouve cette vérité éternelle et tous les jours encore éprouvée dans nos théâtres, que... ») ou au contraire souligne les différences d'une époque à une autre, par exemple sur l'évolution de la torture (à la fin de II2) , ou sur la ville de Paris qui « n'a donc aucune physionomie générale. » (p.226). Le point de vue adopté est parfois particulièrement large, notamment quand il procède à une histoire des civilisations (p.283), à la manière de Montesquieu ou de Staël, ou de lui-même dans la préface de Cromwell. Il propose une thèse qu'il développe à propos de l'importance de l'invention de l'imprimerie : « Ceci tuera cela », ie le livre a tué l'architecture (p.295). Un des moyens de ne pas paraître trop lourd, comme dans un cours ou une conférence est de glisser des informations dans la bouche des personnages, même si la justification des propos prêtés paraît faible (p. 593-594 entre nombreux exemples). On trouve également des allusions à son époque sous forme de prophéties, ou de clins d’œil, concernant la Bastille (p.518-519), ou la révolution de juillet (p.669)

    Les références littéraires sont également variées et nombreuses. Voltaire est cité comme historien du règne de Louis XIV (p.224). On pense évidemment à Rabelais dont Hugo imite parfois le style, en particulier lors des scènes collectives ou avinées dans les tavernes. Échanges verbaux pleins de verve, avec une restitution de vocabulaire ou d'expressions (notamment p.308) dignes du maître. Hugo cite son nom au moins à deux reprises : p.95 et p.565. Le romancier du XIXe siècle semble prendre plaisir à écrire des passages en Moyen Français (p. 93, 95, des chansons populaires,…). Hugo cite également Dante et sa Divine Comédie en sous-titrant VIII4 par le fameux « Lasciate ogni speranza », que Levi reprendra logiquement aussi deux siècles plus tard. Le siècle classique français est également présent avec plusieurs références à La Fontaine dont Hugo cite des vers quand ils lui paraissent bien correspondre à la situation qu'il décrit (p.96, p.152, p.481). Quand Boileau est mentionné, c'est pour le comparer au sympathique et débridé Gringoire (p.179).

    Ces mentions sont explicites. Un lecteur possédant une certaine culture littéraire ne manquera pas, au détour de tel ou tel passage, de voir arriver à son esprit des proximités avec des textes littéraires célèbres : on sait par exemple que l'occultisme a beaucoup intéressé Balzac (La recherche de l'absolu : par certains aspects Claude Frollo ressemble à Balthazar Claës ) ou Nerval (Les Illuminés où il est question également de Nicolas Flamel). La surdité du juge rappelle celle de Brid'oison dans Le Mariage de Figaro (VI1), ce personnage de valet ingénieux et insolent étant explicitement mentionné p.616. Des situations sont proches de scènes du Médecin malgré lui (p.613), et faire interpeller un personnage « Maître Jacques » n'est probablement sans intention amusée. Un parallèle plus iconoclaste est proposé entre Quasimodo et le Christ : tous deux, l'un sur la croix, l'autre au pilori, réclament à boire. On se souvient ici du « Sitio » glissé par Rabelais dans « Les propos des bien ivres ».

    Des références philosophiques sont également présentes : Leibniz, Hobbes (p.247, 249), et la grande interrogation sur le destin, spécifiquement en III4, et bien sûr à propos de l'intégralité du roman : comment se constituent les aléas d'une vie ?

    Le roman intègre presque nécessairement ces données, et l'imagination hugolienne, jointe à sa vision du monde et de chaque existence, trouve ici matière à susciter la réflexion du lecteur.


  • Hier au soir l'orage doux et irisé

    Diffusait sa lumière déréalisée.

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  • À la porte du bonheur vainement je sonne...

    De l'autre côté de l'huis n'y a-t-il personne?






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